22 avril 2019

Altruistes et psychopathes, leur cerveau est-il différent du nôtre ?

Gennet and Harold Day We Met 2 

Harold, qui a donné son rein, avec Gennet, qui l'a reçu (crédit @ Huffington Post).

Quel livre fascinant que Altruistes et psychopathes : leur cerveau est-il différent du nôtre ? de la neuroscientifique Abigail Marsh ! Quand j’ai fait des recherches pour Plaidoyer pour l’altruisme, j’ai lu plus d’une centaine de livres et un millier d’articles scientifiques. J’aurais aimé que ce livre soit paru à l’époque, car si certaines pièces du puzzle étaient déjà connues, un tableau plus clair s’est maintenant remarquablement mis en place.

Qu’est-ce qui nous inspire à des actes extraordinairement altruistes ou, à l’opposé, à nous comporter de la manière la plus égoïste et impitoyable qui puisse être ?

Considérez un instant à ce qui suit : les psychopathes, ces champions toutes catégories de l’égoïsme sans merci, s’avèrent quasiment insensibles à la peur. Même s’ils arrivent parfaitement à reconnaître les expressions des autres émotions majeures, comme la colère, la joie, le mépris, le dégoût et même la douleur sur le visage des autres, ils se trouvent complètement désarmés quand on leur demande de décrire la peur, sont incapables de la représenter s’ils sont bon dessinateurs et ont beaucoup de mal à l’identifier chez les autres. Poussé dans ses retranchements, un psychopathe a finalement dit : "Je ne sais pas comment s’appelle cette expression. Mais je sais que c’est celle que je vois sur le visage des gens juste avant que je les poignarde". Questionnée sur la peur, une fille de treize ans à tendance psychopathique a répondu à Abigail Marsh : "Rien ne m’effraye ! RIEN."

Comment expliquer cette étrange particularité ? Les travaux d’Abigail Marsh et d’autres neuroscientifiques a révélé que le cerveau des psychopathes se caractérise par une défaillance d’une structure appelée amygdale qui est essentielle dans le fonctionnement social et le traitement des émotions en général et de la peur tout particulièrement. Chez les psychopathes, non seulement l’amygdale répond peu aux images de personnes ayant peur, mais elle est jusqu’à 20 pour cent plus petite que la moyenne.

Abigail Marsh s’est alors demandée ce qu’il en était des personnes situées à l’autre bout du spectre : les altruistes extrêmes, des gens pleins de compassion qui se portent par exemple volontaires pour donner un de leurs reins à une personne inconnue. Ce qu’elle a trouvé est remarquable: les altruistes extrêmes surpassent tout le monde dans la détection de l’expression de la peur chez les autres. Et dans le même temps, ils font des choses que tout le monde considère comme très courageuses. Depuis cette découverte, plusieurs études ont confirmé que la capacité à reconnaître la peur chez les autres prédisait mieux les attitudes et comportements altruistes que le genre, l’humeur ou le degré de compassion déclaré par les gens. Mieux encore, Abigail Marsh a montré que l’amygdale droite des altruistes extrêmes était plus grosse que la normale, d’environ huit pour cent. Et cela est resté vrai même avoir tenu compte d’un autre facteur assez inattendu, à savoir que le cerveau des altruistes est plus gros que la moyenne !

Alors, pourquoi la peur ? La réponse normale de l’amygdale aux expressions de peur ne semble pas être une réponse à une menace ou à un danger, mais plutôt une forme atavique, profondément ancrée, d’empathie. C’est là où un autre lien remarquable établi par Abigail Marsh permet de mieux comprendre ce qui se passe. Quand une personne, notamment une mère, voit le visage d’un bébé (ou a un contact physique avec quelqu’un d’aimé), cela déclenche la libération dans le cerveau d’un neuropeptide appelé ocytocine qui suscite l’attention pour les autres et plus particulièrement pour ses proches. L’ocytocine est présente dans l’amygdale et pourrait servir à transformer la tendance instinctive à fuir lorsqu’on détecte la peur ou la détresse sur le visage des autres en désir de s’occuper d’eux.

Alors quel rapport entre le visage des bébés et la peur ? Parmi toutes les expressions que peut prendre le visage d’un être humain, celle qui ressemble le plus à celui d’un bébé est précisément la peur. Des yeux effrayés sont grand ouverts, comme ceux du bébé. La peur se marque aussi par des sourcils relevés et qui s’abaissent sur les côtés, une bouche arrondie et abaissée, une mâchoire inférieure rétrécie et fuyante. Il semble donc que lorsqu’ils voient quelqu’un d’effrayé les altruistes réagissent de la même manière que nous à la vue d’un bébé en détresse et qu’il nous prend alors l’envie de le protéger et d’en prendre soin.

La libération d’ocytocine semble en effet un déclencheur de la montée de l’empathie et du soin. Même si aucune technique ne permet encore de la mesurer directement dans le cerveau humain, les recherches ont déjà montré que le fait de vaporiser de l’ocytocine dans le nez (laquelle se propage rapidement au cerveau) provoquait non seulement une augmentation du soin et de la confiance à l’égard des autres, mais aussi une meilleure reconnaissance de la peur. Abigail Marsh a donc fait l’hypothèse fascinante que les altruistes ont non seulement une capacité accrue à reconnaître la peur, mais aussi que leur système de libération d’ocytocine dans le cerveau est très sensible et déclenche l’envie de venir en aide aux gens qui ont peur.

Abigail Marsh a confirmé que les altruistes extrêmes sont des gens qui élargissent considérablement le cercle des personnes qu’ils prennent en considération. Beaucoup de gens seraient prêts à donner un rein pour sauver leur mère ou un proche parent. Quand on leur pose la question de savoir pourquoi ils le feraient, leur réponse est en général : "Parce que c’est ma mère". L’un des donneurs de rein pousse plus loin la question: "Bon, vous le feriez pour votre mère. Et qu’en est-il pour votre sœur ou votre frère ?". Puis il élargit encore le cercle en nous demandant: "Et si quelqu’un va mourir dans une semaine et que vous êtes la seule personne qui peut le sauver ?". Pour cet altruiste, le fait que "quelqu’un va mourir" suffit à expliquer le fait de donner son rein à une personne, comme "parce que c’est ma mère" est ce qui le justifie pour le reste de la population.

Un autre point réconfortant qu’Abigail Marsh a décelé chez les altruistes est une constante humilité qui se manifeste par une ferme résistance à toute tentative de les distinguer par des louanges ou en les qualifiant de "héros". Une semblable humilité a été retrouvée par Samuel et Pearl Oliner ainsi que Kristen Monroe lorsqu’ils ont interrogé des personnes qui avaient risqué leur vie pour sauver des Juifs de la déportation par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le désir pressant de sauver les autres était comme "une seconde nature" et n’avait pas de rapport avec un esprit de sacrifice, ils étaient simplement en parfaite conformité avec eux-mêmes.

Allons un peu plus loin : nous savons grâce aux travaux sur la neuroplasticité que toute forme d’entraînement conduit à reconfigurer fonctionnellement et structurellement le cerveau. Au cours de ces vingt dernières années, des chercheurs comme Richard Davidson et ses collègues de l’université de Madison dans le Wisconsin ont montré que l’on pouvait entraîner son esprit par diverses techniques de méditation à augmenter sa capacité d’altruisme et de compassion. La recherche d’Abigail Marsh suggère donc l’on pourrait augmenter la propension au comportement altruiste en entraînant spécifiquement la reconnaissance de la peur et de la souffrance chez les autres.

L’un des principaux défis de notre époque est d’arriver à réconcilier les exigences de l’économie, la quête du bonheur et le respect de l’environnement. Ces impératifs correspondent à trois échelles de temps — le court, le moyen et le long terme. Avoir plus de considération pour les autres est le seul concept, le fil d’Ariane, qui nous permet de trouver notre voie dans ce dédale de préoccupations complexes et de travailler ensemble à construire un monde meilleur. L’altruisme ne devrait donc pas être relégué au rayon des nobles pensées utopiques. Nous devons être assez perspicaces pour le reconnaître et oser dire que l’altruisme n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Altruistes et psychopathes, leur cerveau est-il différent du nôtre ? se lit comme un thriller : captivant et facile à lire, il éclaire au fil des pages deux des trait les plus fondamentaux de l’être humain : son égoïsme et son altruisme dans leurs formes les plus extrêmes.

Altruistes et psychopathes, leur cerveau est-il différent du nôtre ? - Matthieu Ricard

Altruistes et psychopathes, leur cerveau est-il différent du nôtre ? se lit comme un thriller : captivant et facile à lire, il éclaire au fil des pages deux des trait les plus fondamentaux de l'être humain : son égoïsme et son altruisme dans leurs formes les plus extrêmes.

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Ces gens nous font du bien : Matthieu Ricard, le contemplatif engagé

Le Parisien Week-end. Installé au Népal, ce moine bouddhiste de 73 ans nous invite, à travers ses livres et ses prises de parole, à pratiquer quotidiennement la méditation. Cette routine qui nous aide à trouver la paix intérieure fait de plus en plus d’adeptes.

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Cela fait près de cinquante ans qu’il vit dans le monastère de Shechen, au Népal, avec 50 euros par mois. Fustigeant les réseaux sociaux qui renforcent, selon lui, notre narcissisme, Matthieu Ricard n’a jamais consulté les comptes Facebook et Instagram créés à son nom – et administrés par son équipe –, mais ne dédaigne pas les plateaux télé.

Il ne possède que deux robes, tenue traditionnelle rouge et or des moines bouddhistes, et une paire de chaussures, mais côtoie les grands de ce monde au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, où il se rend chaque année pour partager les idées qui lui sont chères et collecter des fonds pour son association.

Homme de contrastes, Matthieu Ricard est aussi, à 73 ans, un conférencier aguerri (il a participé à 154 événements ces cinq dernières années) et un auteur prolifique. Son dernier livre, intitulé « A nous la liberté ! » (L’Iconoclaste/Allary Editions) et coécrit avec le psychiatre Christophe André et le philosophe Alexandre Jollien, s’est déjà écoulé, depuis sa sortie, fin janvier, à plus de 140 000 exemplaires.

Transformer le monde de l’intérieur en aidant les hommes à se détacher de leur ego, grâce à la méditation, pour désirer le bien d’autrui : tel est le mot d’ordre de ce bonze médiatique qui milite infatigablement en faveur de l’altruisme, de la liberté intérieure, de la protection de l’environnement ou des animaux. 

Matthieu Ricard a rencontré la célébrité sur le tard, à 51 ans, lorsqu’il publie « Le Moine et le Philosophe », un essai sous forme de dialogue avec son père, disparu en 2006, l’intellectuel Jean-François Revel, traduit depuis en 23 langues. Le grand public commence alors à s’intéresser à cet homme jovial au destin peu commun, qui a grandi dans un milieu d’intellectuels et d’artistes, parmi lesquels le peintre Pierre Soulages, l’écrivain André Breton, le compositeur Igor Stravinsky… Mais sa vocation était ailleurs.

Etudiant promis à une grande carrière scientifique, c’est lors de vacances en Inde, dans une petite cabane de Darjeeling, qu’il rencontre, à 21 ans, celui qui va changer sa vie : Kangyour Rinpoché. Ce dernier l’initie au bouddhisme tibétain et devient son premier maître spirituel. Pour Matthieu Ricard, c’est une « seconde naissance ».

Après sa thèse en génétique cellulaire à l’Institut Pasteur, il change radicalement le cours de sa vie et s’installe dans l’Himalaya, où il médite et étudie les textes sacrés.

Moine depuis 1979, interprète en Europe du dalaï-lama depuis 1989, il a également fondé, en 2000, l’organisation humanitaire Karuna-Shechen, qui vient en aide à 300 000 personnes chaque année en Inde, au Népal et au Tibet, grâce à la construction de cliniques, d’écoles, de centres pour personnes âgées… « Sans cette association, j’aurais arrêté tout ce cirque médiatique il y a longtemps ! » confie-t-il souvent aux journalistes.

Egalement photographe reconnu, il a publié dix albums et exposé dans le monde entier des clichés qui célèbrent la beauté du monde himalayen, et reverse tous ses droits d’auteur à son organisation. 

« Ce n’est pas un Bisounours »

Ce contemplatif hyperactif n’a pas pour autant oublié ses premières amours. Membre du Mind & Life Institute, fondé par le neurobiologiste Francisco Varela pour construire des ponts entre la science et le boud­dhisme, il cherche à donner une validité scientifique à la méditation telle que pratiquée dans la tradition tibétaine.

Il a ainsi participé récemment à une étude pilote financée par la Commission européenne, aux conclusions étonnantes. Les cerveaux des méditants expérimentés (ayant dépassé 20 000, voire 30 000 heures de pratique) seraient ainsi de dix à quinze fois plus « jeunes » que ceux de personnes du même âge n’ayant jamais médité. « La grande découverte des neurosciences contemporaines, c’est la neuroplasticité », assure le moine bouddhiste, convaincu qu’on peut entraîner son cerveau à la bienveillance grâce à des exercices réguliers.

« Matthieu, c’est à la fois un contemplatif et un homme d’action. S’il est reconnu aujourd’hui, c’est parce qu’il incarne son message, il ne se contente pas d’évoquer des grands principes », analyse Sébastien Henry, conférencier et spécialiste de la méditation en entreprise, qui vient de publier « Se reconnecter à soi, agir pour les autres » (J’ai lu), préfacé par Matthieu Ricard, son ami. « Attention, ce n’est pas un bisounours non plus, précise-t-il. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais sa force n’est pas écrasante : au contraire, elle fait grandir les autres. »  

SOURCE : Le Parisien

Accueil - Matthieu Ricard

La Hune, librairie-galerie et véritable symbole culturel du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés depuis 1949, a ouvert ses portes le 27 février dernier pour le vernissage de l'exposition dédiée à l'œuvre photographique de Matthieu Ricard : "Un demi-siècle dans l'Himalaya".

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La Pensée de la semaine.

L'amour consiste à vouloir le bonheur d'autrui :
À l'instar d'une mère qui aime son enfant,
Nous devrions tout consacrer, notre corps, nos biens et nos mérites
À aider les autres en apprenant à supporter le mal qu'ils peuvent nous faire.


JIGME LINGPA (1729-1798) 

Le Trésor de précieuses qualités, p. 74.

Sans titre 

La pensée de la semaine - Matthieu Ricard

L'amour consiste à vouloir le bonheur d'autrui : À l'instar d'une mère qui aime son enfant, Nous devrions tout consacrer, notre corps, nos biens et nos mérites À aider les autres en apprenant à supporter le mal qu'ils peuvent nous faire.

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17 avril 2019

Un ancien prisonnier politique tibétain succombe aux blessures subies en prison.

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DHARAMSHALA, 16 avril,

By Tenzin Dharpo

Un ancien prisonnier politique tibétain serait mort dans le comté de Lhundrub, au Tibet occupé, dans la région autonome du Tibet, après une longue maladie causée par des blessures administrées et subies par des années de torture dans une prison chinoise.

Yeshe Thubten, ancien moine du monastère de Phenpo Nalanda avant son arrestation en 1995, est décédé récemment. La date exacte et les circonstances de son décès n'ont pas pu être déterminées en raison de restrictions importantes imposées aux chaînes d'information par les autorités chinoises.

Arrêté en mars 1995, il a passé cinq ans en prison chinoise pour avoir protesté contre la campagne de «rééducation patriotique» menée par le gouvernement chinois dans son monastère et dans d’autres monastères du Tibet occupé, en tant que mesure offensante contre l’identité culturelle et religieuse du Tibet.

Des sources ont indiqué que sa famille hésitait à partager des informations sur sa mort et sur les circonstances qui l'entouraient, craignant d'être persécutées par les autorités chinoises.

Il a été détenu pendant deux ans au centre de détention de Gutsa à Lhassa avant d'être transféré dans la tristement célèbre prison de Drapchi, située à proximité. Selon des sources en exil, Thubten aurait subi des tortures physiques et psychologiques au cours des cinq dernières années, affectant par la suite son état de santé, le laissant à la fois sous-alimenté et gravement malade au moment de sa libération en 2000.

L'ancien prisonnier politique tibétain souffrait de problèmes de santé divers depuis sa libération jusqu'à sa mort récente.

De même, un autre Tibétain est décédé le 27 janvier après avoir été gravement malade pendant plus d'un an. Une religieuse tibétaine âgée de 51 ans et ancienne prisonnière politique, Ngawang Tsomo, est décédée dans le comté de Lhundrub au début de l'année des suites de maladies de longue durée qu'elle avait subies après sept ans d'emprisonnement dans une prison chinoise.

Elle a été arrêtée en 1993 pour avoir participé à une manifestation pacifique contre la domination chinoise. Tsomo a également été incarcérée à la tristement célèbre prison de Drapchi à Lhassa et libérée en 2000 en mauvaise santé.

Former Tibetan political prisoner succumbs to injuries sustained in prison

By Tenzin Dharpo DHARAMSHALA, Apr. 16: A former Tibetan political prisoner has reportedly died in occupied Tibet's Lhundrub county in the Tibet Autonomous Region after prolonged illness due to injuries sustained from years of torture in Chinese prison. Yeshe Thubten, formerly a monk at Phenpo Nalanda monastery prior to his arrest in 1995 has passed away recently.

http://www.phayul.com
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Lekshey Thubten décède des suites de sa mauvaise santé, depuis sa sortie de prison.

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Lekshey Thubten, un ancien prisonnier politique âgé d'environ 50 ans, est décédé des suites d'un mauvais état de santé. Thubten vivait dans le comté de Lhundrub, dans le Tibet central, près de Lhassa, où il était moine au monastère de Phenpo Nalanda. Une source qui a étudié dans le même monastère et qui était proche de Thubten a déclaré qu'il était décédé le 1er ou le 2 avril.

Thubten a été arrêté en mars 1995 pour avoir protesté contre les campagnes de rééducation patriotique menées dans son monastère. Ces campagnes, qui ciblent les monastères et les couvents, ont pour but d'imposer aux moines et aux nonnes l'idée que le Tibet fait partie de la Chine, ainsi que d'identifier et de punir les dissidents.

Il a été détenu à la prison de Gutsa pendant deux ans, puis transféré à la prison de Drapchi, où il a été détenu pendant trois ans. Durant les cinq années de détention de Thubten, il a été soumis à une énorme torture physique et mentale et son état de santé serait fragile après sa libération en 2000.

La source proche de Thubten, elle-même ancienne prisonnière politique au Tibet, croit fermement que les tortures atroces subies par Thubten en prison ont entraîné une maladie chronique qui a finalement coûté la vie à sa vie.

«Notre frère du même destin est décédé…»

Tibetan former political prisoner dies from chronic ill health

Lekshey Thubten dies due to long-term poor health following release from prison Lekshey Thubten, a former political prisoner of around 50 years of age, has passed away due to ill health. Thubten lived in Lhundrub County in central Tibet near Lhasa, where he was a monk at Phenpo Nalanda Monastery.

https://www.freetibet.org

Un étudiant tibétain détenu pour avoir rédigé un essai sur le manque d'emplois au Tibet occupé.

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DHARAMSHALA, 17 avril,

By Tenzin Sangmo

Un étudiant tibétain de troisième cycle de l’Université Northwest Minzu, dans la ville de Lanzhou, dans la province du Gansu, aurait été arrêté par les autorités chinoises pour son essai déplorant le déclin des perspectives d’emploi des Tibétains dans le secteur gouvernemental au Tibet occupé. L'essai a été largement partagé sur diverses plateformes de médias sociaux.

Selon Radio Free Asia, l’auteur de l’essai, Sonam, candidat à la maîtrise tibétaine, a été retiré de sa classe plus tôt ce mois-ci.

Une source de RFA qui a parlé sous condition d’anonymat a déclaré: «Début avril, le Bureau de l’éducation du Tibet en Chine a emmené de force Sonam de l’école. Les autorités le détiennent depuis lors. "

La source a ajouté que les étudiants tibétains de l'université, en particulier ceux qui entretiennent des contacts avec des exilés tibétains en Inde, sont surveillés par les autorités chinoises.

Les aspirants candidats à la fonction publique tibétaine sont désavantagés en raison de la concurrence féroce dans le secteur de l'emploi gouvernemental au Tibet occupé. Le nombre croissant de demandeurs d'emploi d'origine sino-chinoise et la préférence accordée aux candidats chinois ont eu pour conséquence que les diplômés tibétains sont en train de perdre des opportunités d'emploi dans leur pays d'origine.

L'augmentation du nombre de Chinois Han en concurrence pour des emplois et les exigences supplémentaires relatives à la maîtrise du chinois mandarin en matière de tests de dépistage et de prise en compte d'emplois ont pris un peu plus de mal aux Tibétains, les examens de la fonction publique étant de plus en plus orientés vers les candidats Han.

Les diplômés tibétains ont beaucoup de difficulté à trouver un emploi dans le secteur privé, y compris dans les entreprises de haute technologie et dans d'autres secteurs, ce qui fait de l'emploi dans le secteur public leur principale priorité.

Des sources anonymes ont confié à des médias tibétains qu'en 2018, 40 000 candidats, dans la seule région autonome du Tibet, se sont présentés à l'examen d'entrée pour des postes dans la fonction publique chinoise. Cependant, seuls environ 3 000 d'entre eux ont réussi leurs examens pour devenir admissibles à des postes gouvernementaux.

Entre 20 000 et 30 000 diplômés universitaires tibétains et chinois ont passé les examens de la fonction publique dans la préfecture en 2018 seulement, ce qui en fait un espace très concurrentiel pour les demandeurs d'emploi.

Anciennement connue sous le nom d’Université des nationalités du Nord-Ouest, il s’agissait du premier établissement d’enseignement supérieur minoritaire fondé après la création de la République populaire de Chine en 1949.

Selon le rapport, la frustration suscitée par le manque d'emplois gouvernementaux convoités au cours des dernières années augmente chez les diplômés universitaires, et de nombreux diplômés en 2018 sont toujours sans emploi.

Tibetan student detained for essay on lack of jobs in occupied Tibet

By Tenzin Sangmo DHARAMSHALA, Apr. 17: A Post Graduate Tibetan student of Northwest Minzu University in Gansu province's Lanzhou city has reportedly been detained by Chinese authorities for his essay that lamented the decline in job opportunities for Tibetans in the government sector in occupied Tibet.

http://www.phayul.com


15 avril 2019

Pensée de la semaine.

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Vue aérienne des Andes, dans la région entre Santiago du Chili et Mendoza en Argentine, Avril 2014.

Photo Matthieu RICARD

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La compassion et la générosité doivent s'accompagner de détachement. Attendre de ces deux attitudes quelque chose en retour s'apparente à du commerce. Si le propriétaire d'un restaurant est tout sourire avec ses clients, ce n'est pas parce qu'il les aime véritablement mais parce qu'il veut augmenter son chiffre d'affaires. On ne doit pas non plus aimer les êtres et les aider parce que l'on trouve tel ou tel d'entre eux sympathique, mais parce qu'on voit que tous les êtres, peu importe que nous les considérions comme amis ou ennemis, désirent le bonheur et ont le droit de le trouver. 

FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (B. 1936) 
Enseignements oraux donnés à Schvenedingen en Allemagne, 1998.

Accueil - Matthieu Ricard

Le programme de nutrition de Karuna-Shechen vise à prévenir la malnutrition en augmentant la sensibilisation, l'information et la formation dans les communautés que nous aidons. Karuna-Shechen forme des villageois afin qu'ils puissent porter assistance à leurs voisins et ainsi sauver des vies, les communautés sont ainsi pleinement autonomes pour dispenser des soins de base et contribuer à l'amélioration des conditions de santé et de sécurité.

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Le Dalai Lama remercie les sympathisants pour leurs vœux de bon rétablissement.

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DHARAMSHALA, 12 avril by Tenzin Dharpo

Le dirigeant tibétain en exil, Sa Sainteté le Dalaï Lama, qui a quitté l'hôpital aujourd'hui après son bref séjour, a remercié les sympathisants, y compris les Tibétains, après s'être remis d'une "infection à la poitrine".

Le dirigeant tibétain âgé de 83 ans a été renvoyé vendredi de l'hôpital Max Super Specialty à Delhi après un séjour de trois jours au cours duquel il a été soigné.

«Je tiens à remercier tous les Tibétains, en exil et à l'intérieur du Tibet, ainsi que ceux du monde entier qui ont prié et souhaité mon rétablissement. Je suis sûr que toutes vos prières sincères pour ma santé et ma longue vie m'ont aidé à me rétablir », a déclaré le dalaï-lama aux médias avant de quitter l'hôpital.

Le dirigeant tibétain a assuré qu'il allait bien et que sa maladie n'était pas inhabituelle. Le dirigeant tibétain a également déclaré qu'après un examen approfondi, il avait été découvert qu'il avait contracté une grippe dans ses poumons. Il avait contracté la grippe lors de sa dernière visite à Bodh-Gaya.

Il a été admis à l'hôpital de Delhi mardi, un jour après son retour d'une visite dans la capitale indienne, où il a inauguré le programme d'études SEE Learning (apprentissage social, émotionnel et éthique).

Le chef tibétain octogénaire séjournera quelques jours à l’hôtel Sheraton de la capitale indienne pour se ressourcer et retrouver sa forme physique.

Les circuits tibétains dans les médias sociaux et les plates-formes de micro-messagerie ont été inondés de messages et de prières pour le rétablissement du dirigeant tibétain vieillissant. Bien des sympathisants et des dévots du monde entier ont également transmis des messages similaires.

De nombreux Tibétains ont demandé à leur chef de se reposer davantage et de limiter son engagement public. Le Dalaï Lama avait précédemment déclaré que les longs vols et l'engagement du public étaient gênants pour son bien-être général. Il a demandé plus tôt à ses partisans: «Voudriez-vous que je vive une vie courte et mouvementée ou une vie longue et détendue?

Dalai Lama thanks well-wishers after recovery

By Tenzin Dharpo DHARAMSHALA, Apr. 12: Exile Tibetan leader His Holiness the Dalai Lama who was discharged from hospital today after his brief stay, thanked well-wishers including Tibetans after recovering from "minor chest infection". The 83 year-old Tibetan leader was discharged from the Max Super Specialty Hospital in Delhi on Friday after three-day stay during which he received treatment.

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80 maisons pour réfugiés tibétains nouvellement arrivés, inaugurées à Bylakuppe.

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DHARAMSHALA, 11 avril :

By Tenzin Sangmo

Un nouveau camp de 80 maisons a été inauguré hier par Wangdu Tsering Pesur, secrétaire du département de l'administration centrale de l'Administration tibétaine centrale (CTA), chargé de réhabiliter un groupe de réfugiés tibétains nouvellement arrivés à Lugsung Samdupling (LugSam) Tibetan. règlement à Bylakuppe, Karnataka.

Choephel Thupten, représentant en chef de la zone sud, a assisté à la cérémonie en compagnie de membres des monastères et d'écoles environnantes et de responsables d'ONG. Un groupe de moines du monastère de Tashi Lhunpo a effectué des rituels de consécration lors d'une cérémonie modeste.

LugSam a été la première colonie établie en Inde en 1960. Selon la dernière enquête sur la population réalisée par la CTA pour la création d'une base de données centralisée sur les effectifs, la colonie compte provisoirement 4 900 membres. C'est l'une des plus grandes colonies tibétaines avec une superficie totale de 3 210 acres.

Le projet a coûté au total 61249951 INR.

Les maisons doivent être retournées à l'OTC si les destinataires d'origine s'éloignent et ne peuvent être vendues ni leur propriété transférée. Un plan est en cours pour préparer des documents juridiques contraignants à cet égard.

La liste des membres a été collectée de 2012 à 2013 et répétée trois fois pour assurer son exactitude. La construction a commencé en 2016. Le bureau de règlement LugSam tibétain a supervisé la construction dirigée par trois agents d'établissement au cours des cinq dernières années.

Il y a 17 maisons pour occupants seuls, 53 maisons pour familles de 2 à 4 membres et 10 maisons pour familles de 5 à 8 membres.

La CTA prévoit de construire davantage de maisons de ce type afin de réhabiliter davantage de Tibétains nouvellement arrivés à Mundgod, où une zone a été réservée.

À partir de cette année, un budget distinct a été alloué pour le bien-être des Tibétains nouvellement arrivés, à hauteur de cinq crore roupies.

Le département d’origine de la CTA continue de recevoir des lettres de groupes de Tibétains nouvellement arrivés de Norbulingka, Mandi, Tso-Pema, Dharamshala et Delhi demandant leur réhabilitation.

Le département avait reçu des demandes visant à sécuriser les maisons laissées vacantes par les premiers colons de la colonie de Hunsur où la plupart des membres initiaux avaient déménagé à l'étranger.

Le problème, selon le département d’origine du CTA, est de s’assurer qu’il n’y a pas de double emploi dans la liste pour les futurs efforts de protection sociale.

Jigme, bénéficiaire d'une maison pour occupant unique dans le camp nouvellement construit, a déclaré que cela réglait le problème de la recherche d'un logement permanent. Cependant, il a déclaré que le ministère de rattachement a négligé les critères définis au départ pour un bénéficiaire potentiel en donnant des maisons à des religieuses, à des personnes possédant déjà une maison et à celles qui se sont mariées pour devenir membres de colonies existantes.

80 houses for newly arrived Tibetan refugees inaugurated in Bylakuppee

By Tenzin Sangmo DHARAMSHALA, April 11: A new camp with 80 houses was inaugurated yesterday by Wangdu Tsering Pesur, the secretary of the home department of Central Tibetan Administration (CTA) for the rehabilitation of a group of newly arrived Tibetan refugees in Lugsung Samdupling (LugSam) Tibetan settlement in Bylakuppe, Karnataka.

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08 avril 2019

Pensée de la semaine.

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Lac de Turquoise de Yamdrok (4300m) au Tibet central. On n’en voit ici qu’une petite partie et il faut dit-on dix-huit jours pour en faire le tour à cheval. Dans le fond, on voit les pics altiers du Neudjin Khangsang. 1985

( Photo Matthieu Ricard )

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À quoi bon en dire davantage ? 
Comparez seulement l'être puéril 
Qui agit dans son propre intérêt 
Et le sage qui œuvre au bien des autres ! [...] 

Bodhicaryavatara, La Marche vers l'Éveil, chap. 8, versets 129-130.

SHANTIDEVA (685-763)

Un demi-siècle dans l'Himalaya #39 - Matthieu Ricard

Lac de Turquoise de Yamdrok (4300m) au Tibet central. On n'en voit ici qu'une petite partie et il faut dit-on dix-huit jours pour en faire le tour à cheval. Dans le fond, on voit les pics altiers du Neudjin Khangsang. 1985

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Voix Tibétaines : Poésie, Résistance et Droits Humains.

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Les voix tibétaines ont souvent du mal à traverser les montagnes. L'occupation chinoise du Tibet est brutale et répressive et les Tibétains sont régulièrement arrêtés pour de simples actes d'expression de soi ou pour avoir tenté de communiquer avec le monde extérieur. Brûler les tresses du soleil est un livre de poésie écrit par des Tibétains à l'intérieur du Tibet et traduit par Buchung D. Sonam, un écrivain tibétain vivant en exil en Inde. Les poèmes offrent un rare aperçu des pensées et des sentiments des Tibétains ordinaires qui, bien que vivant sous l'occupation, n'abandonnent pas l'espoir de la liberté.

Cette brève série d’événements, présentée par Tibet Watch et Free Tibet, présente les poèmes de Braids of Sun's Braids dans des salles du Royaume-Uni. Les événements incluront également de la poésie du célèbre poète tibétain Tenzin Tsundue ainsi qu’une brève présentation soulignant le 10e anniversaire de l’insurrection de 2008.

Conférencier invité

Tenzin Tsundue

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Tenzin Tsundue est un activiste, écrivain et poète tibétain bien connu, basé à Dharamsala, dans le nord de l'Inde. Il a remporté le tout premier prix Outlook-Picador pour la non-fiction en 2001 et a publié quatre livres à ce jour.

Il est également connu pour son audacieux travail d’activisme et a attiré l’attention des médias internationaux en 2002 lorsqu’il est monté à l’échafaudage devant l’hôtel où le Premier ministre chinois Zhu Rongji séjournait à Mumbai. Drapeau tibétain en criant des slogans pro-tibétains avant d’être arrêtés par la police indienne.

Il lira des poèmes de son livre "Kora" et parlera de son écriture et de son activisme.

Events

Tibetan voices often struggle to cross the mountains. The Chinese occupation of Tibet is brutal and repressive and Tibetans are regularly arrested for simple acts of self expression or for...

http://www.tibetwatch.org

Posté par Chesa à 15:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]