... Tibétains ...

13 avril 2018

Méditer jour après jour

Et si nous pouvions entraîner l’esprit pour devenir un être humain meilleur, plus heureux et plus compatissant ? C’est ce genre de transformation qui est engendrée par la forme d’entraînement de l’esprit que l’on appelle « méditation ».

La méditation est une pratique qui permet de cultiver et de développer certaines qualités humaines fondamentales, au même titre que d’autres formes d’entraînement permettent de jouer d’un instrument de musique ou d’acquérir d’autres compétences. Il serait dommage de sous-estimer la capacité que nous avons de transformer notre esprit. Chacun d’entre nous possède le potentiel nécessaire pour nous libérer des états mentaux qui créent notre propre souffrance et celle des autres, pour trouver la paix intérieure et contribuer au bonheur de nos semblables.

C’est pourquoi il est important de consacrer du temps à la pratique de la méditation, même si ce n’est que trente minutes par jour. Si vous pratiquez le matin, la méditation peut donner à votre journée un « parfum » diffèrent. D’une manière subtile mais profonde, ses effets peuvent imprégner notre vision et notre approche des choses, ainsi que de nos relations avec ceux qui nous entourent.

Dans la journée, nous pouvons nous référer intérieurement à l’expérience de la méditation, du fait qu’elle reste vivante en notre esprit. Pendant les pauses dans nos activités quotidiennes, il est ainsi possible de faire revivre l’expérience de la méditation devenue familière et de maintenir ses effets bénéfiques.

Ainsi, petit à petit, en entraînant notre esprit, nous pouvons changer notre manière d’être habituelle, développer une compréhension plus juste de la réalité et des lois de cause à effet, de sorte que nous serons moins déstabilisés par les hauts et les bas de l’existence. Cette transformation nous permettra d’agir plus efficacement dans le monde où nous vivons et de contribuer à bâtir une société plus sage et plus altruiste.

À la demande de plusieurs amis, quelques-uns de mes collègues et moi-même avons collaboré à la création d’une application, « Imagine Clarity », qui propose un curriculum de différents types de pratiques de méditation, basé sur les enseignements de nos maîtres spirituels. Nous espérons que cette modeste tentative sera utile à d’autres méditants débutants comme nous.

Comment l'altruisme guide les actions de Karuna-Shechen-3

Par Matthieu Ricard le 12 avril 2018

 

Méditer jour après jour - Matthieu Ricard

C'est pourquoi il est important de consacrer du temps à la pratique de la méditation, même si ce n'est que trente minutes par jour. Si vous pratiquez le matin, la méditation peut donner à votre journée un " parfum " diffèrent.

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09 avril 2018

On May 14 ...

Sans titre

On May 14, 1995, six-year-old Gedhun Choekyi Nyima was recognized by His Holiness the Dalai Lama as one of Tibet’s most important religious leaders, the 11th Panchen Lama. Just days later, on May 17, 1995, Gedhun Choekyi Nyima and his family were taken into custody by the Chinese authorities and have not been seen in public since. On April 25, 2016, Gedhun Choekyi Nyima will turn 27 years old. This should be an occasion of great celebration for Tibetans everywhere; but instead, we will mark this occasion in protest as the Panchen Lama has been a prisoner of the Chinese government for 21 years. Around the world, Tibetans and people of conscience have not given up hope for Gedhun Choekyi Nyima and continue to call for his release.

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Le 14 mai 1995, Gedhun Choekyi Nyima, âgé de six ans, a été reconnu par Sa Sainteté le Dalaï Lama comme l'un des chefs religieux les plus importants du Tibet, le 11ème Panchen Lama. Quelques jours plus tard, le 17 mai 1995, Gedhun Choekyi Nyima et sa famille ont été arrêtés par les autorités chinoises et n'ont plus été vus en public depuis.

Le 25 avril 2016, Gedhun Choekyi Nyima aura 27 ans. Cela devrait être une occasion de grande fête pour les Tibétains partout; mais au lieu de cela, nous marquerons cette occasion pour protester car le Panchen Lama est prisonnier du gouvernement chinois depuis 21 ans.

Partout dans le monde, les Tibétains et les gens de conscience n'ont pas perdu espoir en Gedhun Choekyi Nyima et continuent d'appeler à sa libération.

Free the Panchen Lama

After the Dalai Lama, the Panchen Lama is one of the highest Tibetan spiritual leaders. In 1995 Chinese officials kidnapped him at the young age of 6. More than two decades later, Tibetans continue to...

https://www.studentsforafreetibet.org

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La pensée de la semaine.

Les possessions de ce monde ne durent pas plus que les nuages qui apparaissent un instant dans le ciel et s'évanouissent l'instant d'après. Même si les hommes s'y consacrent en prétendant qu'elles sont nécessaires à leurs survie, l'existence ne dure pas plus qu'un éclair [...]

KANGYUR RINPOCHE (1897-1975) 
Le Trésor de précieuses qualités, p. 402-408.

 

La pensée de la semaine - Matthieu Ricard

Les possessions de ce monde ne durent pas plus que les nuages qui apparaissent un instant dans le ciel et s'évanouissent l'instant d'après. Même si les hommes s'y consacrent en prétendant qu'elles sont nécessaires à leurs survie, l'existence ne dure pas plus qu'un éclair [...]

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03 avril 2018

Extrait ...

Accusation de discrimination entre Han et Tibétain dans le droit pénal.

Selon Jampa Monlam, directeur adjoint du Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, les détenus tibétains n'ont pas le droit de prendre un avocat, au contraire des détenus chinois, ce qui constitue selon lui une mesure discriminatoire. Arrêté pour avoir pris part à des manifestations à Lhassa en 1987 et à deux autres reprises, il affirme avoir été emprisonné pendant 5 ans et 6 mois et avoir été torturé.

Selon le Dr Subramanya Nagarajarao, directeur de l'Indian Research Institute à Mysore, bien que le gouvernement chinois nie l’existence d’une quelconque discrimination envers les Tibétains et prétend qu'ils sont traités de façon plus libérale que les Chinois, nombre d'exemples documentés indiquent le contraire.

La torture.

En 2004, le Dr Subramanya Nagarajarao écrit que les atrocités commises comportent des violations physiques et sexuelles, l'usage de chiens pour attaquer les prisonniers, l'usage de bâtons électriques sur le corps, l'insertion d’aiguillon électrique à bétail dans leurs organes génitaux, des brûlures de cigarettes sur le corps et plus macabre, l'extraction forcé de sang des prisonniers.

En 2007, des enfants tibétains ont été arrêtés pour avoir écrit des slogans en faveur de l'indépendance du Tibet. Détenus dans la province du Gansu, Amnesty International indique qu'ils sont menacés de mauvais traitements et de tortures, un des enfants présentant des blessures à la tête fut hospitalisé.

Témoignage de Sonam Dorje, prison de Drapchi, Lhassa 1993-2005.

Sonam Dorje a été emprisonné à la prison de Drapchi à Lhassa, puis à celle de Chusul entre 1993 et 2005 pour avoir participé à une manifestation en avril 1992. Il décrit les mauvais traitements et les tortures qu'il subit dans une interview au service tibétain de Radio Free Asia:

«L’emploi de la torture et la mise en cellule d’isolement étaient habituels dans la prison. L’état de santé de la plupart des prisonniers se détériore rapidement à cause des séances de torture et de l’alimentation réduite », « Après les interrogatoires, nous étions ramenés dans nos cellules où nous étions de nouveau torturés. Ils liaient régulièrement nos mains et nos jambes et alors ils nous battaient avec une matraque électrique. La plupart du temps, ils nous battaient à l’aide de pinces en fer. Après ces tortures physiques et nos douleurs psychologiques, nous ne pouvions plus marcher ».

Arrestation et décès d'une nonne tibétaine en 2009.

Une none de Kardze, a été sévèrement battue lors de son arrestation le 24 mars 2009 lors d’une manifestation pacifique. Elle est décédée le 7 décembre 2009 à l’hôpital de Chengdu, et les associations de droits de l’homme des Tibétains en exil pensent qu’elle a succombé à des tortures en prison.

Le cas de Gedhun Choekyi Nyima

Xème et XIème Panchen Lama, gouache du peintre Claude-Max Lochu

Gendhun Choekyi Nyima : Désigné 11e réincarnation du panchen-lama par le 14edalaï-lama le 14 mai 1995, il disparaissait trois jours plus tard, enlevé et retenu prisonnier par le gouvernement chinois. Il n'a jamais été revu depuis. Les autorités chinoises démentent qu'il soit prisonnier politique. Il mène, selon elles, une scolarité et une vie normales, mais sa localisation est tenue secrète pour des raisons de sécurité. Selon Amnesty International, il a été enlevé par les autorités chinoises le 17 mai 1995, il a disparu depuis cette date, et se trouve toujours en détention selon Human Rights Watch.

En mars 2010, Padma Choling, président tibétain du gouvernement régional du Tibet, a indiqué que le garçon vivait maintenant comme citoyen ordinaire du Tibet. « Ses frères et sœurs cadets vont à l'université ou ont déjà commencé à travailler », a-t-il indiqué. « Ce garçon est une victime. Lui et sa famille ne veulent pas être dérangés et souhaitent mener une vie ordinaire »

 

Prison au Tibet - Wikipédia

Selon un texte officiel du gouvernement chinois intitulé Cent questions et réponses (1988), il n'y avait qu'une seule prison et deux brigades de rééducation dans la Région autonome du Tibet.

https://fr.wikipedia.org

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Le bouddhisme et la science.

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Imprimerie de Dergé, au Tibet, où de précieux textes bouddhistes sont imprimés et conservés

On peut définir la science comme une investigation empirique et rigoureuse de la réalité, qui a pour but de découvrir et d’expliquer des phénomènes naturels et de prédire leur fonctionnement. Son domaine n’est pas seulement celui des phénomènes extérieurs, auxquels s’intéressent la physique et la biologie, mais aussi celui du fonctionnement de l’esprit qui relève de la psychologie et celui de la nature de l’expérience vécue qui relève de l’introspection, de la phénoménologie et de la compréhension de la nature de notre propre esprit. La science ne se prête donc ni aux croyances aveugles ni aux dogmes, pas plus qu’aux hypothèses invérifiables empiriquement.

Par conséquent, la plupart des religions qui reposent sur des dogmes, comme celui de la création de l’univers, sont invérifiables et ne sont donc pas du ressort de la science. C’est précisément cet aspect dogmatique qui a rendu difficile et épineux la plupart des dialogues entre science et religion.

Le cas du bouddhisme est quelque peu différent puisqu’il s’est donné, dès son origine, la mission de combler le fossé entre les apparences et la réalité, c’est-à-dire entre la façon dont nous percevons les choses et leur nature véritable. Nous avons tendance, par exemple, à percevoir certaines choses ou entités comme permanentes et douées d’existence intrinsèque, alors qu’elles sont en réalité impermanentes et interdépendantes, c’est-à-dire dénuées d’existence propre.

Du point de vue de l’histoire des sciences, avant le début de l’ère chrétienne, le bouddhisme avait déjà proposé une réfutation de l’existence de particules indivisibles beaucoup plus sophistiquée que la description d’atomes crochus proposée dans la Grèce antique par Leucippe et Démocrite. Vers le Ier siècle après J.-C., les philosophes bouddhistes ont écrit des traités sur la théorie de la perception, qui sont surprenants de modernisme. Par ailleurs, l’une des branches de la philosophie bouddhiste, appelée pramana, fondée sur un système de logique très élaborée, vise à établir une « connaissance valide » de la réalité.

En raison de ce passé intellectuel, le bouddhisme s’est trouvé d’emblée à l’aise dans les dialogues avec la science. Le principal point d’achoppement entre le bouddhisme et la science contemporaine reste l’investigation de la nature de la conscience, question complexe entre toutes. Selon le bouddhisme, la conscience est un fait premier qui n’est pas nécessairement lié au fonctionnement du cerveau, ce qui n’est évidemment pas l’opinion de la vaste majorité des neuroscientifiques.

Toutefois, le Dalaï-lama a souvent affirmé que si la science venait à contredire de manière irréfutable certaines propositions du bouddhisme, il faudrait sans aucun doute les abandonner. C’est ainsi que le Dalaï-lama a déclaré que la cosmologie bouddhiste traditionnelle (fondée elle-même sur la cosmologie hindoue en vigueur en Inde, il y a 2500 ans) était aujourd’hui désuète au vu des connaissances scientifiques actuelles. Pour prendre la mesure d’une telle affirmation, c’est comme si le Pape déclarait que l’idée de la création du monde en six jours devait être abandonnée.

Une telle ouverture d’esprit a ainsi permis un dialogue et une collaboration fructueuse entre la science et le bouddhisme depuis une trentaine d’années. En 1987, un organisme a été créé par le neuroscientifique Francisco Varela et l’avocat américain Adam Engle, afin de faciliter le dialogue entre le bouddhisme et la science et de permettre au Dalaï-lama de rencontrer certains des plus éminents scientifiques contemporains. C’est ainsi que fut créé l’Institut Mind and Life. Par la suite, cet Institut a élargi son objectif au dialogue entre les sciences contemplatives en général et les sciences modernes, incluant des méditants issus d’autres traditions religieuses. Au fil des années, l’Institut Mind and Life a organisé plus d’une trentaine de rencontres (qui durent entre 2 et 5 jours) entre des contemplatifs et les représentants les plus respectés de différentes disciplines, allant de la physique quantique, aux neurosciences, en passant par la psychologie, l’éducation, les sciences de l’environnement et l’économie solidaire. Plusieurs lauréats du prix Nobel ont participé à ces rencontres, parmi lesquels le prix Nobel de physique Steven Chu et le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman.

L’une de ces rencontres Mind and Life, organisée en 2003 avec le prestigieux M.I.T. de Boston, a réuni plus d’un millier de scientifiques. La dernière rencontre en date, organisée par la branche européenne de l’Institut Mind and Life, s’est tenue à Bruxelles en septembre 2016 sur le thème intitulé « Pouvoir et considération d’autrui » (Power and Care). Elle a réuni autour du Dalaï-lama d’éminents spécialistes parmi lesquels l’éthologue Frans de Waal, l’anthropologue Sarah Blaffer Hrdy, l’environnementaliste Johan Rockström, les économistes Dennis Snower et Paul Collier, la neuroscientifique Tania Singer, le rabbin Awraham Soetendorp, le frère dominicain Thierry Marie Courau, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Institut catholique de Paris, la musulmane canadienne Aala Murabi, l’activiste pacifiste Maori Pauline Tangiora et la lauréate du prix Nobel de la Paix Jody Williams.

La branche européenne de Mind and Life est présidée par Amy Cohen-Varela, la veuve de Francisco Varela. Parmi les membres du Conseil figurent les neuroscientifiques Wolf et Tania Singer, respectivement directeurs de recherche aux Instituts Max Planck de Francfort et de Leipzig. J’ai moi-même, jusqu’à récemment, fait partie du Conseil de l’Institut Mind and Life et de celui de Mind and Life Europe et j’ai participé à une vingtaine de ces rencontres.

 

Le bouddhisme et la science - Matthieu Ricard

En raison de ce passé intellectuel, le bouddhisme s'est trouvé d'emblée à l'aise dans les dialogues avec la science. Le principal point d'achoppement entre le bouddhisme et la science contemporaine reste l'investigation de la nature de la conscience, question complexe entre toutes.

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02 avril 2018

La pensée de la semaine.

Au début rien ne vient, au milieu rien ne reste, à la fin rien ne s'en va.

MILAREPA (1040-1123) 

Jetsun Milarepa (rje btsun mi la ras pa, 1040-1123), extrait des Cent Mille Chants (mi la'i mgur 'bum), édité par Tsang Nyön Heruka (gtsang smyon he ru ka, rus pa'i rgyan can, 1452-1507), Gangtok, Sherab Gyaltshen, 1983.

 

La pensée de la semaine - Matthieu Ricard

Au début rien ne vient, au milieu rien ne reste, à la fin rien ne s'en va.

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31 mars 2018

Drukmo Gyal : mantras tibétains à la halle aux grains.

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Drukmo Gyal a donné un concert, le mardi 6 février, de 200 h 30 à 22 h 30, dans la halle aux grains. Ce spectacle est organisé par l'association Norlha qui œuvre pour soutenir les populations himalayennes. «Nous travaillons en lien avec les structures Norlha de Suisse, d'Espagne et des Pays-Bas pour financer des projets de développement durable dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la nutrition et de l'égalité des genre auprès des populations himalayennes et népalaises», expliquent les organisateurs.

Sur scène, Drukmo Gyal, artiste d'origine tibétaine qui vit en Estonie, proposera des mantras tibétains sur fond d'anciennes mélodies. Un mantra est une formule condensée, formée d'une seule syllabe ou d'une série de syllabes, répétée sans cesse avec un certain rythme, dans un exercice de méditation ou à des fins religieuses.

Drukmo Gyal chantent les mantras sur d'anciennes mélodies. En 2010, elle est classée parmi les quarante meilleurs participants au concours national chinois de chant.

Drukmo Gyal vient du nord-est du Tibet, d'une famille de yogis tibétains dans laquelle mantra, yoga et méditation sont transmis au sein de la lignée familiale, ainsi que par le biais de la communauté de yogis du Tibet.

Cette présence de l'artiste à Lavaur est une histoire de rencontre. «J'ai croisé Michel Henry, qui habite près de Lavaur, lors d'un festival sur le Tibet en Italie. Nous sommes restés en contact. Je me suis beaucoup produit en Europe du Nord, en Russie, en Europe centrale, notamment à Prague, en République Tchèque, et en Italie…

Mais pas souvent en France. C'est encore quelque chose de nouveau pour moi» dit-elle. Ce sera sa troisième représentation donnée dans la cité du Jacquemart. Les concerts de l'artiste ne sont pas simplement une succession de chansons. «Il y a toujours une présentation du contexte, pour chaque chanson, chaque musique. Il y a de la musique folk tibétaine mais aussi de la musique spirituelle. C'est important pour moi de pouvoir les présenter aux spectateurs».

Un concert qui se termine par une invitation au dialogue. «J'invite les gens qui le veulent à se renseigner pour en savoir plus».

Drukmo Gyal : mantras tibétains à la halle aux grains

Drukmo Gyal donnera un concert, le mardi 6 février, de 200 h 30 à 22 h 30, dans la halle aux grains. Ce spectacle est organisé par l'association Norlha qui œuvre pour soutenir les populations himalayennes. "Nous travaillons en lien avec les...

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LOBSANG SANGAY, condamné à cinq ans de prison ...

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LOBSANG SANGAY vient d'être condamné à 5 ans de prison pour "activités politiques".

Moine du monastère de Kirti au Sichuan, précédemment arrêté en août 2012, puis libéré à une date inconnue, il a de nouveau été arrêté en août 2017 puis, le 20 mars dernier, condamné à 5 ans de prison.

TIBET

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26 mars 2018

Pensée de la semaine - Matthieu Ricard

Tel un vieux parchemin qui s'enroule sur lui-même,
Les mauvais penchants tendent à revenir, et les nouvelles habitudes
Sont facilement détruites par les circonstances.
Vous ne trancherez pas l'illusion en un instant ;
Vous tous qui vous prenez pour de grands méditants, 
Consacrez-vous longtemps encore à la méditation ! 

Guialwa Yangonpa (rgyal ba yang dgon pa, 1213-1287), citation orale recueillie par l'auteur.

GYALWA YANGÖNPA (1213-1287)

 

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Accueil - Matthieu Ricard

Ancrée dans l'idéal de l'altruisme, Karuna-Shechen est une association humanitaire cofondée par Matthieu Ricard en 2000 qui agit en Inde, au Népal et au Tibet. Elle fournit aux communautés des services de santé, d'éducation ainsi qu'un accès à l'eau, l'électricité solaire et autres solutions durables visant à améliorer leurs moyens de subsistance.

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24 mars 2018

Bouddhisme et individualisme.

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On a parfois taxé le bouddhisme d’individualisme et d’indifférence à l’égard du monde et des autres. C’est un reproche pour le moins paradoxal à l’égard d’une démarche dont l’un des fondements est la déconstruction de l’ego et dont l’un des principaux buts est d’engendrer une compassion inconditionnelle à l’égard de tous les êtres.

De tels préjugés procèdent d’un examen superficiel des notions de "renoncement" et de "non-attachement". En effet, il ne s’agit nullement de renoncer à ce qui est véritablement bon dans l’existence — ce qui serait absurde —, mais de se défaire de l’addiction que nous entretenons à l’égard des causes de la souffrance, parmi lesquelles figurent la malveillance, l’arrogance, la convoitise, la jalousie et autres états mentaux qui nuisent à autrui et à soi-même.

Quant au non-attachement, il n’a rien à voir avec l’indifférence. Il vise à se libérer des pulsions, fondées sur le sentiment exacerbé de l’importance de soi, qui nous poussent à instrumentaliser le monde et les autres, au travers d’une dynamique d’attraction et de répulsion.

Si l’on songe que le vœu du bodhisattva est d’atteindre l’Éveil afin d’acquérir la capacité de libérer tous les êtres de la souffrance, et si l’on prend connaissance des textes qui présentent l’amour altruiste et la compassion comme les principales sources de progrès vers cet Éveil, on voit mal d’où viendrait l’idée d’un enfermement narcissique sur soi-même. "Dans la bulle de l’ego, ça sent le renfermé," aime à dire mon ami le philosophe Alexandre Jollien. L’égoïsme est une voie sans issue pour celui qui aspire à devenir un meilleur être humain. Un texte bouddhiste dit aussi : "Ce qui n’est pas entrepris pour le bien d’autrui, ne mérite pas d’être accompli."

Le Dalaï-lama, en particulier, ne cesse de mettre l’accent sur l’importance vitale de l’altruisme et de la compassion, pour notre vie personnelle comme pour le bien de la société. Il y a quelques années, alors que je lui demandais conseil à la veille d’une retraite contemplative, il me dit : "Au début médite sur la compassion, au milieu médite sur la compassion, à la fin médite sur la compassion."

Ce sont de tels enseignements et le fait d’avoir eu la précieuse opportunité de les mettre en pratique, selon mes très modestes capacités, qui m’ont inspiré à cofonder avec Rabjam Rinpotché, l’abbé du monastère de Shéchèn au Népal, l’organisation humanitaire Karuna-Shechen qui bénéficie aujourd’hui plus de 300 000 personnes chaque année dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux en l’Inde, au Népal et au Tibet.

Bouddhisme et individualisme - Matthieu Ricard

On a parfois taxé le bouddhisme d'individualisme et d'indifférence à l'égard du monde et des autres. C'est un reproche pour le moins paradoxal à l'égard d'une démarche dont l'un des fondements est la déconstruction de l'ego et dont l'un des principaux buts est d'engendrer une compassion inconditionnelle à l'égard de tous les êtres.

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8 Mars 2018 : Journée internationale des droits des femmes.

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Ancrée dans l’idéal de l’altruisme, Karuna-Shechen est une association humanitaire que j'ai cofondée en 2000 et qui agit en Inde, au Népal et au Tibet. Elle fournit aux communautés des services de santé, d’éducation ainsi qu’un accès à l’eau, l’électricité solaire et autres solutions durables visant à améliorer leurs moyens de subsistance.

Il se trouve que pour bâtir un monde plus juste et altruiste, nous devons permettre à toutes les femmes d’actualiser pleinement leur potentiel et leurs capacités. Fournir aux villageoises un accès à l’éducation, la formation et à des opportunités économiques est au cœur de notre approche de la lutte contre la pauvreté.

Karuna-Shechen brise les tabous sur ce que les femmes rurales peuvent ou ne peuvent pas accomplir et fait ainsi évoluer les mentalités. Comme le souligne souvent le Dalaï Lama, nous avons plus que jamais besoin d’empathie, d’altruisme et de compassion : il est donc temps d’entrer dans « l’âge de la femme ».

Les femmes en effet jouent un rôle de premier plan dans la réduction de la pauvreté et des inégalités, mais aussi la création d’un monde plus juste et altruiste. Nos projets répondent aux besoins spécifiques des villageoises. Nous leur donnons les moyens d’atteindre leur plein potentiel et de devenir vecteur de changement au sein de leur communauté.

Nous améliorons les moyens de subsistance des villageoises en leur fournissant un accès à l’éducation, à la formation et à des opportunités professionnelles et entrepreneuriales.

En leur permettant de travailler dans des secteurs traditionnellement réservés aux hommes, beaucoup de nos stagiaires contribuent à dépasser les tabous. Elles s’élèvent ainsi au rang de membres à part entière de leur communauté et agissent comme modèles pour les jeunes filles de leur village.

Vous pouvez découvrir les actions de Karuna-Shechen en faveur des femmes  et nous soutenir.

8 Mars 2018 : Journée internationale des droits des femmes - Matthieu Ricard

Les femmes en effet jouent un rôle de premier plan dans la réduction de la pauvreté et des inégalités, mais aussi la création d'un monde plus juste et altruiste. Nos projets répondent aux besoins spécifiques des villageoises. Nous leur donnons les moyens d'atteindre leur plein potentiel et de devenir vecteur de changement au sein de leur communauté.

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Ce qu'est vraiment le bouddhisme

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Le bouddhisme est souvent servi à toutes les sauces — philosophie, religion, art de vivre, etc., d’une façon qui relève souvent de la caricature. On peut alors se demander quels sont les points essentiels qui définissent le bouddhisme selon le Bouddha lui-même et selon les maîtres qualifiés à qui l’on doit les commentaires qui font autorité sur le sens de ses enseignements.

1) Le bouddhisme a pour but principal de remédier à la souffrance sous toutes ses formes.


2) Pour cela, il est nécessaire d’identifier les causes de la souffrance à différents niveaux. Ces causes sont en premier lieu l’ignorance et les états mentaux afflictifs qui en découlent et conditionnent aussi bien les paroles que les actes.


3) On peut apaiser certains états mentaux afflictifs comme la haine, le désir, le manque de discernement, l’orgueil, la jalousie et bien d’autres encore en recourant à des antidotes : la bienveillance pour contrecarrer la haine, le non-attachement pour neutraliser le désir, la compréhension des lois de cause à effet pour remédier au manque de discernement, etc. Toutefois, ces antidotes sont impuissants à éradiquer la cause première de la souffrance : l’ignorance définie comme le fait de ne pas reconnaître la véritable nature ultime des phénomènes.


4) Le seul et unique remède à cette ignorance fondamentale est la compréhension de la « vérité absolue » ou « ultime » qui désigne le fait que les phénomènes apparaissent tout en étant vides d’existence propre. Ce faisant, le bouddhisme évite les deux extrêmes erronés du nihilisme et du matérialisme (ou réalisme naïf).


5) Tous les autres enseignements du Bouddha appartiennent à la vérité conventionnelle et visent à amener graduellement les êtres à l’expérience directe de la vérité ultime, laquelle dépasse les concepts et les mots, et constitue le seul et unique moyen à même d’éradiquer une fois pour toutes l’ignorance et la souffrance.


Ce dernier point a été explicité à l’occasion d’un cycle d’enseignements donnés en avril 2017 au Népal sur le Soutra du Cœur, ou L’Essence de la Connaissance transcendante par Dzongsar Khyentsé Rinpoché. Ce dernier rappela la distinction fondamentale entre les enseignements appartenant à la vérité conventionnelle, ou « expédiente » (saṃvṛti-satya) et les enseignements appartenant à la vérité ultime (paramārtha-satya). Il insista sur le fait que la vérité ultime était la seule qui exprimait véritablement la pensée du Bouddha et que tous les autres aspects de son enseignement n’étaient que des moyens habiles permettant d’amener le disciple à la compréhension de la vérité ultime, de même que l’on donne d’abord de la nourriture liquide à un nourrisson avant de l’alimenter avec de la nourriture solide.

C’est pourquoi, expliquait Dzongsar Khyentsé Rinpoché, lorsque le Bouddha enseignait la générosité, la discipline, la patience, la diligence, la méditation analytique, etc., ce n’était pas vraiment ce qu’il pensait ou ce qu’il voulait dire. Il est donc inutile de préciser que tous les aspects culturels et religieux du bouddhisme – rituels, prières, croyances, cérémonies, musiques et danses sacrées, monastères, etc. – relèvent de la vérité conventionnelle. C’est d’ailleurs pourquoi le XIVe Dalaï-Lama ne cesse d’encourager ceux qui viennent l’écouter à étudier les textes fondamentaux au lieu de s’attacher à de simples aspects culturels du bouddhisme. L’étude de ces textes, pour ceux qui prennent la peine de s’y livrer, permet aisément de dissiper les clichés qui courent encore sur le bouddhisme — nihilisme, individualisme, désintérêt des êtres, etc.

Sur un plan pratique, pour l’individu qui emprunte le chemin de l’Éveil, toutes les activités vertueuses accomplies avec le corps et la parole sont indispensables, mais elles n’ont d’autre but que faire passer l’esprit de l’égarement à la connaissance. Appréhendant la nature ultime de toute chose, cette connaissance libère des causes de la souffrance. Le bouddhisme offre donc un chemin vers l’Éveil, accompagné du désir de libérer tous les êtres de la souffrance, qui mène à la connaissance transcendante, exprimée ainsi par le Bouddha lorsqu’il atteint l’Éveil : « J’ai trouvé un dharma pareil à l’ambroisie, paisible, profond, lumineux, libre de concepts et incomposé. » De ce point de vue, le bouddhisme ne répond guère aux critères habituels qui définissent une religion.

Il y a d’innombrables textes et traités philosophiques qui expliquent en détail les quelques points mentionnés ci-dessus. En français, on pourra par exemple consulter Comprendre la vacuité*, qui présente deux commentaires du 9e chapitre de la Marche vers l’Éveil de Shantideva, entièrement consacré à la connaissance transcendante.

 

Ce qu'est vraiment le bouddhisme - Matthieu Ricard

4) Le seul et unique remède à cette ignorance fondamentale est la compréhension de la " vérité absolue " ou " ultime " qui désigne le fait que les phénomènes apparaissent tout en étant vides d'existence propre. Ce faisant, le bouddhisme évite les deux extrêmes erronés du nihilisme et du matérialisme (ou réalisme naïf).

http://www.matthieuricard.org

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Shokjang (Druklo)

Tibet-Writer-Shokjang-2015

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19 mars 2018

REALEASED ! Libéré ... ENFIN !

SHOKJANG

Tibet campaigners received news today of the release of high-profile political prisoner Shokjang (Druklo). In February 2016, Shokjang was wrongfully sentenced to three years in prison on charges of “inciting separatism” and “disturbing social stability” following his arrest on 19 March 2015, making him due for release today, 19 March 2018.

Les militants tibétains ont reçu des nouvelles aujourd'hui de la libération du prisonnier politique Shokjang (Druklo). En février 2016, Shokjang a été injustement condamné à trois ans de prison pour «incitation au séparatisme» et «trouble de la stabilité sociale» suite à son arrestation le 19 mars 2015, ce qui le rendait aujourd'hui libérable, le 19 mars 2018.

Toutefois, 

SHOKJANG RESTERA SOUS UNE SURVEILLANCE EXTRÊME AVEC UNE PRIVATION DE SES DROITS POLITIQUES DURANT DEUX ANS.

Les militants tibétains sont concernés par son sort et continuent de militer pour une pleine et entière liberté, sans harcèlement ni intimidation.

La vie des prisonniers politiques libérés est extrêmement difficile et nous en appelons à tous les gouvernements qui sont intervenus pour Shokjang de demander à la Chine d'immédiatement cesser la répression dont il est d'ores et déjà victime ... comme tous ses sœurs et frères libérés. 

“Shokjang was wrongfully convicted and denied his freedom for three years for simply exerting his right to express views about the treatment of the Tibetan people.We are glad to hear that he is out of prison, but with two years’ deprivation of his political rights he will still not be a free man. Life in Tibet for former political prisoners is extremely difficult , and we call on all governments who have raised Shokjang’s case to press China to immediately lift his deprivation of political rights and refrain from any surveillance, harassment or intimidation.”

High Profile Tibetan Writer Shokjang Released From Prison After Wrongful Conviction and Three Years in a Chinese Prison

Contacts: (English) Pema Yoko, Students for a Free Tibet, US, +1 646 266 0382, pema@studentsforafreetibet.org (Tibetan བོད་སྐད་) Tenzin Jigdal, International Tibet Network, India, + 91 988 225 5516, jigdal@tibetnetwork.org HIGH PROFILE TIBETAN WRITER SHOKJANG RELEASED FROM PRISON AFTER WRONGFUL CONVICTION AND THREE YEARS IN A CHINESE PRISON SHOKJANG WILL REMAIN UNDER EXTREME SCRUTINY WITH A FURTHER TWO YEARS 'DEPRIVATION OF POLITICAL RIGHTS' TIBET ACTIVISTS EXPRESS CONCERN FOR HIS WELFARE AND CONTINUE TO PRESS FOR HIS FULL FREEDOM Tibet campaigners received news today of the release of high-profile political prisoner Shokjang (Druklo).

https://www.studentsforafreetibet.org

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Nous attendons la libération de SHOKJANG DRUKLO pour le 19 Mars 2018. Nous veillons.

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RAPPEL  

Le 19 mars 2015, la police de Rebkhong (Tongren), Préfecture de Malho (Huangnan), Province du Qinghai, Amdo tibétain, a arrêté Shokjang, 31 ans, écrivain et blogueur tibétain très connu. 
Shokjang est le nom de plume de Druklo (雪合江), âgé de 31 ans, originaire de Gengya, Comté de Sangchu, Province du Gansu, Amdo tibétain.
Précédemment, alors qu’il était étudiant à l’Université des minorités à Lanzhou, Province du Gansu, et dernièrement, il a écrit plusieurs articles sur la situation du Tibet, notamment l'utilisation et l'abus de la loi et de la sécurité.
Le 16 avril 2010, 16 fonctionnaires du PSB (Bureau de la Sécurité Publique) local, avaient investi la résidence universitaire de l’Université des minorités de Lanzhou et fouillé les chambres des étudiants. Ils avaient confisqué les téléphones portables, les ordinateurs et les livres.
Shokjang et son ami Teurang (Tashi Rabten) 
avaient été arrêtés pour avoir écrit au sujet des manifestations tibétaines de 2008 et les réponses violentes apportées par les forces gouvernementales.
Shokjang était aussi coéditeur avec Tashi Rabten du magazine « Shar Dungri » (« Montagne de neige orientale ») depuis interdit.
Les charges contre eux portaient sur leurs activités dites « séparatistes » et d’incitation à la division. Ils ont été accusés d’avoir mené une manifestation étudiante et d’avoir eu des contacts avec des écrivains à l’extérieur du pays.
Le 8 mai 2010, après un mois de détention, Shokjang avait  finalement été libéré du Centre de détention de Lanzhou. Cependant, il avait été mis sous surveillance renforcée pour une période de 10 ans. Il lui avait été interdit de se réinscrire à l’Université des Nationalités de Lanzhou et n’avait pas pu passer ses examens terminaux.
Son ami Teurang avait été condamné et avait purgé une peine de quatre ans dans un Centre de détention au Sichuan.
Dans un contexte de forte sécurité policière dans les jours qui ont précédé le 10 mars 2015,  Shokjang avait dénoncé sur son blog les constantes et impressionnantes patrouilles circulant dans les rues, armées jusqu’aux dents, prêtes à tirer.
Le 17 février 2016, Shokjang a été condamné à 3 ans de prison et deux ans de suspension de ses droits politiques par la Cour populaire intermédiaire de Rebkong (Tongren), Préfecture de Malho, Province du Qinghai, presqu’un an après son arrestation le 19 mars 2015.
Sa famille a pu assister au procès. Mais on ne sait pas si elle a été autorisée à engager un avocat pour le défendre.
Les charges portées contre lui sont d’avoir organisé une émeute séparatiste en 2008, contacté secrètement des groupes séparatistes en exil et écris un certain nombre d’articles au "détriment de la sécurité  et des liens de la société".
A l’annonce du verdict, il a crié qu’il ferait de nouveau appel.
Teurang (Tashi Rabten) écrit : « Mon ami, où que tu sois, je sais que tu es toujours vivant. Quelque soit la situation à laquelle tu dois faire face, je sais que tu ne cesseras pas de dire ce que tu penses. Je sais que tu es un de ceux qui prient sincèrement pour la liberté. »

Le 24 février 2016, Shokjang a rédigé une lettre ouverte destinée à la Haute Cour populaire du Qinghai, faisant appel de sa condamnation.

Shokjang (Druklo)

Le 19 mars 2015, la police de Rebkhong (Tongren), Préfecture de Malho (Huangnan), Province du Qinghai, Amdo tibétain,a arrêté Shokjang, 31 ans, écrivain et blogueur tibétain très connu. Shokjang est le nom de plume de Druklo (, âgé de 31 ans, originaire de Gengya, Comté de Sangchu, Province du Gansu, Amdo tibétain.

http://tibetlib.blogspot.it

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Namasté Your Holiness

hisholiness

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17 mars 2018

LHAKAR ( ou la Révolution non-violente ).

Lhakar

Lhakar Awards 2014 at SFT's Annual Longsho Nite Fundraiser Khenpo Kartse, a respected Buddhist teacher and community leader currently in Chinese prison was among the individuals and groups honored with Lhakar Awards in New York City on Saturday, August 23rd during SFT's annual benefit event.

http://lhakar.org

LHAKAR est un mouvement populaire qui a émergé au Tibet. En dépit de la répression intensifiée de la Chine, les Tibétains ont embrassé la stratégie - puissante - de la non-violence. 
"LHAKAR est un mouvement qui a inspiré de nombreux Tibétains au Tibet après le soulèvement de 2008. C’est un effort visant à répandre le mouvement parmi les Tibétains en exil", déclare Dolkar, une jeune Tibétaine de 23 ans, résidant à Dharamsala.

Chaque mercredi, un nombre croissant de Tibétains font un effort pour porter des vêtements traditionnels, parler uniquement tibétain, manger dans les restaurants tibétains, en consommant uniquement tibétain. 
La résistance se construit par les canaux sociaux, culturels et économiques (promotion de la culture, de l’identité et de la langue tibétaine) et non-coopératifs (refusant de soutenir les institutions chinoises et leurs entreprises). À moindre échelle, ces tactiques de non-coopération rappellent l’epoque du boycott des textiles britanniques par l’Inde dans sa lutte pour la liberté du pays.

Le mot tibétain "LHAKAR" se traduit littéralement par "mercredi blanc". 
Mercredi est considéré par les Tibétains comme un jour spécial, car il est censé être le jour de Sa Sainteté le Dalaï Lama, né un mercredi.

Depuis 2008, après le soulèvement populaire , les Tibétains au Tibet et en exil ont fait des promesses diverses comme boycotter les produits "Made In China", manger végétarien tous les mercredis, lire un journal tibétain une fois par semaine, porter une chuba (vêtement traditionnel tibétain) tous les mercredis, etc... Grâce à ces engagements et actions, les Tibétains se rassemblent autour du plus grand mouvement que le Tibet ait jamais connu.

Autour du monde, le peuple tibétain essaie de respecter LHAKAR. En Inde, le mouvement a eu un effet boule de neige grâce à l’implication de bénévoles, de militants, d’écrivains ou tout simplement d’individus qui croient au mouvement. 
Avec la croissance de la diaspora tibétaine, ce mouvement est destiné à préserver l’identité tibétaine au moins une journée par semaine.

Un jour qui signifie beaucoup

À Dharamsala, pour les Tibétains en exil, ce jour-là signifie beaucoup ; cela signifie que l’âme du Tibet est vivante pendant un jour. 
Cette journée préserve et met en avant la culture tibétaine à travers des actions simples telles que le port de la chuba et autres vêtements traditionnels, en ne parlant que la langue tibétaine pendant toute la journée, en écoutant de la musique tibétaine traditionnelle, en mangeant dans des restaurants tibétains...

Une connexion avec le Tibet

À Dharamsala, dans la communauté tibétaine en exil, beaucoup de gens ont décidé de se joindre au mouvement. 
Un groupe de soutien a été récemment formé à Dharamsala, dans le but de faire connaître LHAKAR à la communauté tibétaine. Le groupe a créé un site internet, une page Facebook, et un compte Twitter  Grâce à internet, le mouvement LHAKAR peut facilement communiquer à travers le monde.

Dolkar est une jeune tibétaine de 23 ans née en Inde. Elle n’a jamais vu son pays, mais chaque mercredi, ses pensées sont au Tibet et son style de vie est strictement tibétain. 
Grâce à LHAKAR, une connexion est établie entre elle et le "Toit du Monde". 
Pour Dolkar, l’idée est de préserver la culture, la langue... En bref, l’identité du Tibet ajoute une autre dimension au mouvement. 
"Je suis tibétaine ; je n’ai pas besoin de me le rappeler, mais tous les mercredis - plus que tout autre jour - je me souviens de la lutte que nous menons et ce qui se passe au Tibet. Grâce à ce mouvement, il y a clairement un lien entre la communauté en exil et les Tibétains au Tibet".

Progressivement, la communauté tibétaine en exil prend part au mouvement. 
Chaque mercredi, Dolkar communique son engagement pour la cause tibétaine à travers ses actions. 
"Dès que je rencontre de nouveaux amis, je leur parle de LHAKAR. Les Tibétains en exil sont très réceptifs et sensibles au mouvement. Le message se répand rapidement et il y a un soutien croissant de la communauté".

Ce qui interpelle la population dans le mouvement est probablement le fait que c’est plus un état d’esprit. Il n’existe aucune règle, aucune restriction ; chacun est libre de prendre des initiatives ou de ne pas suivre le mouvement. 
Ce mouvement est pour le peuple, pour chaque Tibétain. 
"Pour ma part, je suis plus responsable en tant que Tibétaine le mercredi. J’agis. Quand je porte ma chuba, j’essaie d’inspirer les autres".

Il est intéressant de constater que la jeunesse tibétaine en exil multiplie les actions au profit de la préservation de la culture tibétaine. Sans tomber dans la politique ou l’activisme pur et dur, le mouvement LHAKAR résiste à l’occupation chinoise grâce à des actions simples qui fédèrent la population tibétaine en exil et noue le contact entre Tibet et diaspora tibétaine. Le mouvement a dans ce sens, de beaux jours devant lui.

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Deux moines détenus pour des charges inconnues, l'un des deux libéré dans le Sershul au Tibet oriental ( par Tenzin Dharpo).

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Monks from Wonpo Monastery in Sershul, Lobsang Lhundrub and Choechok who are currently in detention. photo- VOT

DHARAMSHALA, 15 mars: Deux moines tibétains auraient été arrêtés alors qu'un autre a été libéré après avoir purgé une peine de dix ans dans l'est du Tibet. Les trois moines appartenaient au monastère Dza Wonpo du district de Sershul (Ch. Shiqu) dans la préfecture autonome tibétaine de Kardze (ch. Ganzi, Préfecture Autonome du Tibet)

Une source anonyme citée par Radio Free Asia a déclaré que Lobsang Lhundrub avait été arrêté le 9 mars, tandis que Choechok, un moine du monastère de Wonpo, avait été arrêté le 25 décembre dernier, deux jours après l'auto-immolation d'un manifestant tibétain et d'un ancien moine nommé Konpe. "Les raisons de son arrestation et d'autres détails restent inconnues", a déclaré la source.

Une source anonyme citée par Radio Free Asia a déclaré que Lobsang Lhundrub avait été arrêté le 9 mars, tandis que Choechok, un moine du monastère de Wonpo, avait été arrêté le 25 décembre dernier, deux jours après l'auto-immolation d'un manifestant tibétain et d'un ancien moine nommé Konpe. "Les raisons de son arrestation et d'autres détails restent inconnues", a déclaré la source.

Lodroe, un moine du même monastère qui a pris part à la manifestation de Lhasa en 2008, a été libéré le 12 mars après avoir purgé 10 ans de prison en Chine.

(Voir article ci-dessous)

La source de RFA a déclaré: "Il avait pris part au soulèvement de mars 2008 dans la capitale [du Tibet] Lhassa, et portait le drapeau national tibétain et appelait à la liberté pour le Tibet quand il a été arrêté."

"En raison de la répression actuelle sur Internet et d'autres canaux de communication à Sershul, aucun mot n'a été reçu sur l'état actuel de sa santé, ou d'identifier la prison dans laquelle il avait été détenu", a ajouté la source.

Comme Lodroe, un rapport officiel de l'Administration centrale tibétaine basée à Dharamshala indique que 510 Tibétains ont été condamnés pour des termes variés en fonction des antécédents politiques et sans procédures judiciaires appropriées, à la suite du soulèvement du 10 mars 2008 au Tibet.

On estime que 227 Tibétains sont morts, dont 153 ont été identifiés. Parmi eux, 107 ont été abattus avec des rapports disant que la police chinoise a utilisé des mitrailleuses sur des manifestants pacifiques, tandis que d'autres ont été torturés, exécutés ou battus à mort et certains ont succombé à la dépression.

Two monks detained on unknown charges, one freed in eastern Tibet's Sershul

By Tenzin Dharpo DHARAMSHALA, Mar. 15: Two Tibetan monks have reportedly been detained while another has been released after completing a 10-year sentence in Eastern Tibet. The three monks belonged to the Dza Wonpo monastery in Sershul (Ch. Shiqu) county in the Kardze (ch. Ganzi) Tibetan Autonomous Prefecture.

http://www.phayul.com

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