... Tibétains ...

04 juin 2018

Tashi Wangchuk - Voir ARTICLES le concernant.

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Ce commerçant de 33 ans qui a défendu les droits des Tibétains à l'enseignement de leur langue, en utilisant les moyens légaux reconnus par la Constitution chinoise, vient d'être condamné à 5 ans de prison.


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AGIR pour Tashi Wangchuk

condamné à 5 ans de prison pour avoir demandé, en suivant les voies légales reconnues dans la Constitution chinoise, le maintien au Tibet de l'enseignement du Tibétain.
Apprendre la langue tibétaine n'est pas un crime !

http://tibetlib.blogspot.fr/2016/06/tashi-wangchuk-zhaxiwangzhu-tashi.html

ou lui écrire dans sa prison
Cher Tashi Wangchuk 扎西旺珠(音)

Sachez que l’on ne vous oublie pas.
La communauté internationale demande votre liberté inconditionnelle.
Bien cordialement,
Un(e) ami(e) de l’étranger
Nom, prénom, adresse, signature

亲爱的扎西旺珠先生:

在狱中的您并不孤独,我们没有忘记您。国际社会在呼吁您
被无条件释放。请多保重。
远方的朋友

Nom, prénom, adresse, signature

Tashi Wangchuk 
扎西旺珠(音)
℅ Yushu Public Security Bureau,
Minzhu Rd,
Yushu Shi, Yushu Zangzuzizhizhou,
Qinghai Sheng, China, 815000
People’s Republic of China

Merci de ce soutien

Liberté pour les prisonniers Tibétains

Liberté pour les prisonniers Tibétains. 215 likes. Informations et actions pour les prisonniers politiques tibétains

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The latest Tweets from TheTibetNetwork (@TheTibetNetwork). Tibet Network is a global coalition of Tibet groups dedicated to campaigning to restore the rights of the Tibetan people. Visit http://t.co/iuNk6fkJVF. Global

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Tashi Wangchuk 🕉 Accusé de "séparatisme" ceci pouvant l'amener à 15 ans de prison

Tashi Wangchuk

Tashi Wangchuk, 30 ans, originaire du Kham tibétain (Qinghai) possède une boutique et vend des produits régionaux sur Internet. Lorsque les fonctionnaires ont fermé une école dirigée par des moines pour qu'elle cesse d'offrir des cours de langue tibétaine aux laïcs, Tashi Wangchuk a cherché un endroit où ses deux nièces adolescentes pourraient continuer à étudier le tibétain.

http://tibetlib.blogspot.fr

 

JE REITERE ... concernant TASHI WANGCHUK ... encore et encore ....

 Arrêté suite à son appel téléphonique au New-York Times ...

Free Tibetan Heroes - Tashi Wangchuk

URGENT UPDATE: 18 January 2017: has reported that that Tashi Wangchuk has been indicted and will face trial very soon. They state that a document, submitted to the Procuratorate (Prosecutor) by Chinese police and reviewed by defence lawyers, indicated that the investigation into Tashi Wangchuk focused on the New York Times documentary (see below) detailing his unsuccessful efforts to use the legal system to challenge Chinese government policies.

http://freetibetanheroes.org

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02 mai 2018

Arrestations de résistants à l'activité minière dans une montagne sacrée.

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Plus de 30 villageois tibétains s'opposant aux opérations minières chinoises sur une montagne sacrée voisine ont été arrêtés pour être interrogés par la police, des informations concernant le projet ayant fuité le mois dernier.

La montagne, appelée Sebtra Dzagen et située dans le district de Driru (Biru), Préfecture de Nagchu, Région autonome du Tibet, Kham tibétain, est un lieu de pèlerinage et abrite de nombreux animaux sauvages rares.
Lorsque les autorités chinoises ont voulu obliger les villageois à signer l'accord pour que l'exploitation minière soit autorisée, un chef de village nommé Karma a refusé de signer et a été arrêté.
Le 5 mars 2018, les ouvriers chinois ont commencé à mettre en place des drapeaux rouges sur la montagne pour y construire des camps pour les mineurs.
Puis, après que l'opposition locale à la mine ait été connue à l'extérieur du Tibet, la police de Driru a rapidement procédé à des arrestations.
« Le projet minier sur la montagne sacrée de Sebtra Dzagen a été rapporté par des médias étrangers, et la police chinoise a commencé à détenir des Tibétains locaux pour avoir prétendument fait fuiter l'information », rapporte une source.

«Un grand nombre de ceux qui ont été placés en détention y ont été battus», a ajouté la source, ajoutant que les officiers qui procédaient à l'arrestation s'étaient particulièrement concentrés sur les Tibétains locaux ayant des liens avec les Tibétains vivant en Inde », poursuit-elle.
L'endroit où se trouve Karma, le chef du village ayant précédemment refusé de donner son approbation à l'activité minière, est encore inconnu.

Liberté pour les prisonniers Tibétains

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LOBSANG SANGAY, condamné à cinq ans de prison ...

Qui veut le soutenir par l'action Tibet Post ?

Action Tibet Post

Parrainage personnel d'un prisonnier tibétain Vous recevez par mail le dossier de votre filleul comportant les renseignements connus le concernant, des modèles de lettres (en français et en anglais) à envoyer aux autorités chinoises, l'adresse de celles-ci, éventuellement celle de la prison.

http://tibetlib.blogspot.fr

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LOBSANG SANGAY vient d'être condamné à 5 ans de prison pour "activités politiques".

Moine du monastère de Kirti au Sichuan, précédemment arrêté en août 2012, puis libéré à une date inconnue, il a de nouveau été arrêté en août 2017 puis, le 20 mars dernier, condamné à 5 ans de prison.

TIBET

TIBET. 245,254 likes · 2,859 talking about this. Revue de presse : TIBET CHINE ASIE Press review : TIBET CHINA ASIA

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29 avril 2018

Ngawang Lodup will be there.

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Tibet Fest, à Goshen, Connecticut, est l'occasion de découvrir le Tibet. C'est un mélange de musique, de nourriture, de culture, d'art et de danse - un endroit où tout le monde est le bienvenu. Nous avons des activités pratiques, des jeux et des ateliers pour tous les âges, y compris la réalisation d'une incroyable offre de mandala de sable. Venez nous rejoindre pour célébrer le Tibet!

Créé en 2005 par Michelle Weik, le Tibet Fest est devenu l'un des événements les plus attendus attirant des supporters du Tibet du monde entier. Cette année, Tibet Fest sera organisé par Students for a Free Tibet (SFT), une organisation à but non lucratif qui travaille en solidarité avec le peuple tibétain dans sa lutte pour la liberté. Tous les bénéfices de Tibet Fest iront directement à l'investissement de SFT dans le leadership des jeunes et à faire avancer le mouvement courageux du peuple tibétain pour la liberté et les droits de l'homme.

Tibet Fest

First organized in 2005 by Michelle Weik, Tibet Fest has grown into one of the most anticipated events bringing Tibet supporters from around the world. This year, Tibet Fest will be organized by Students for a Free Tibet (SFT), a nonprofit organization that works in solidarity with the Tibetan people in their struggle for freedom.

https://tibetfest.org
Students for a Free Tibet

Students for a Free Tibet (SFT) works in solidarity with the Tibetan people in their struggle for freedom and independence.

https://www.studentsforafreetibet.org

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22 avril 2018

Les alpinistes étrangers privés d’ascension du Mont Everest, côté tibétain, à l’automne 2017.

C'était le 15 Juin 2017 mais il y a de fortes probabilités pour que ce soit toujours pareil en Juin (et après) 2018 ...

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Pour la saison à venir, la Chine a officiellement interdit de gravir le côté tibétain du Mont Everest mais aussi d’autres montagnes, mettant en avant une série de problèmes, y compris une traversée nord-sud "illégale" effectuée par un alpiniste polonais le mois dernier, a rapporté l’Himalayan Times.

La Chine, qui contrôle les permis et les infrastructures sur le côté nord du mont Everest, a publié une circulaire jeudi 8 juin 2017, annonçant que le gouvernement n’émettrait aucun permis d’ascension pour la prochaine saison automnale.

Dans cette circulaire, l’Association de l’alpinisme du Tibet et de la Chine, a déclaré que Janusz Adam Adamski, alpiniste polonais, avait escaladé le mont Everest du côté tibétain et traversé vers le Népal depuis le sommet. "Son action suscite l’ajustement et l’amélioration des règles et des règlements internes liés à cette activité", est-il mentionné.

Bien que la circulaire ne mentionne rien sur le fait de mettre en place le drapeau tibétain ainsi que des photos du chef spirituel tibétain, le Dalaï Lama, sur le sommet du Mont Everest à la saison printanière, les responsables du ministère du Tourisme du Népal ont déclaré à l’Himalayan Times "que les autorités chinoises avaient déjà exprimé de sérieuses inquiétudes concernant ces activités « malveillantes » sur le Mt Everest visant à nuire aux relations bilatérales entre les deux pays".

Certains alpinistes ont également affiché des images d’eux-mêmes tenant des photos du Dalaï Lama et des drapeaux tibétains sur leurs pages Facebook. Au Tibet, la Chine considère de tels drapeaux tibétains comme un acte illégal.

"Afin de résoudre à temps une série de problèmes et fournir de bonnes conditions à toutes les expéditions en 2018, avec l’approbation du Bureau des sports de la "Région Autonome du Tibet" et de Chine et de l’Association de l’alpinisme en Chine, les permis d’escalade ne seront pas accordés pour l’automne 2017", est-il mentionné.
La fermeture ne devrait pas affecter les alpinistes tentant la voie traditionnelle du Népal.

L’Himalayan Times rapporte que les sommets du Cho-Oyu et du Shishapangma seront fermés pendant la saison automnale.

L’automne est une saison secondaire sur le mont Everest. La plupart des ascensions ont lieu au printemps. La majorité des alpinistes partent traditionnellement du Népal sur le côté sud de la montagne.
Les autorités ont précisé que les alpinistes chinois n’étaient pas concernés par ces mesures.

Source : Phayul, 10 juin 2017.

Les alpinistes étrangers privés d'ascension du Mont Everest, côté tibétain, à l'automne 2017

Pour la saison à venir, la Chine a officiellement interdit de gravir le côté tibétain du mont Everest mais aussi d'autres montagnes, mettant en avant une série de problèmes, y compris une traversée nord-sud "illégale" effectuée par un alpiniste polonais le mois dernier

http://www.tibet-info.net
China bans climbing on Tibet side of the Mt. Everest

By Tenzin Monlam DHARAMSHALA, June 10: China has officially banned climbing on the Tibetan side of the Mount Everest and other mountains for the upcoming season citing a series of problems including an "illegal" north-south traverse by a polish climber last month, reported Himalayan Times.

http://www.phayul.com

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13 avril 2018

Méditer jour après jour

Et si nous pouvions entraîner l’esprit pour devenir un être humain meilleur, plus heureux et plus compatissant ? C’est ce genre de transformation qui est engendrée par la forme d’entraînement de l’esprit que l’on appelle « méditation ».

La méditation est une pratique qui permet de cultiver et de développer certaines qualités humaines fondamentales, au même titre que d’autres formes d’entraînement permettent de jouer d’un instrument de musique ou d’acquérir d’autres compétences. Il serait dommage de sous-estimer la capacité que nous avons de transformer notre esprit. Chacun d’entre nous possède le potentiel nécessaire pour nous libérer des états mentaux qui créent notre propre souffrance et celle des autres, pour trouver la paix intérieure et contribuer au bonheur de nos semblables.

C’est pourquoi il est important de consacrer du temps à la pratique de la méditation, même si ce n’est que trente minutes par jour. Si vous pratiquez le matin, la méditation peut donner à votre journée un « parfum » diffèrent. D’une manière subtile mais profonde, ses effets peuvent imprégner notre vision et notre approche des choses, ainsi que de nos relations avec ceux qui nous entourent.

Dans la journée, nous pouvons nous référer intérieurement à l’expérience de la méditation, du fait qu’elle reste vivante en notre esprit. Pendant les pauses dans nos activités quotidiennes, il est ainsi possible de faire revivre l’expérience de la méditation devenue familière et de maintenir ses effets bénéfiques.

Ainsi, petit à petit, en entraînant notre esprit, nous pouvons changer notre manière d’être habituelle, développer une compréhension plus juste de la réalité et des lois de cause à effet, de sorte que nous serons moins déstabilisés par les hauts et les bas de l’existence. Cette transformation nous permettra d’agir plus efficacement dans le monde où nous vivons et de contribuer à bâtir une société plus sage et plus altruiste.

À la demande de plusieurs amis, quelques-uns de mes collègues et moi-même avons collaboré à la création d’une application, « Imagine Clarity », qui propose un curriculum de différents types de pratiques de méditation, basé sur les enseignements de nos maîtres spirituels. Nous espérons que cette modeste tentative sera utile à d’autres méditants débutants comme nous.

Comment l'altruisme guide les actions de Karuna-Shechen-3

Par Matthieu Ricard le 12 avril 2018

 

Méditer jour après jour - Matthieu Ricard

C'est pourquoi il est important de consacrer du temps à la pratique de la méditation, même si ce n'est que trente minutes par jour. Si vous pratiquez le matin, la méditation peut donner à votre journée un " parfum " diffèrent.

http://www.matthieuricard.org

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09 avril 2018

On May 14 ...

Sans titre

On May 14, 1995, six-year-old Gedhun Choekyi Nyima was recognized by His Holiness the Dalai Lama as one of Tibet’s most important religious leaders, the 11th Panchen Lama. Just days later, on May 17, 1995, Gedhun Choekyi Nyima and his family were taken into custody by the Chinese authorities and have not been seen in public since. On April 25, 2016, Gedhun Choekyi Nyima will turn 27 years old. This should be an occasion of great celebration for Tibetans everywhere; but instead, we will mark this occasion in protest as the Panchen Lama has been a prisoner of the Chinese government for 21 years. Around the world, Tibetans and people of conscience have not given up hope for Gedhun Choekyi Nyima and continue to call for his release.

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Le 14 mai 1995, Gedhun Choekyi Nyima, âgé de six ans, a été reconnu par Sa Sainteté le Dalaï Lama comme l'un des chefs religieux les plus importants du Tibet, le 11ème Panchen Lama. Quelques jours plus tard, le 17 mai 1995, Gedhun Choekyi Nyima et sa famille ont été arrêtés par les autorités chinoises et n'ont plus été vus en public depuis.

Le 25 avril 2016, Gedhun Choekyi Nyima aura 27 ans. Cela devrait être une occasion de grande fête pour les Tibétains partout; mais au lieu de cela, nous marquerons cette occasion pour protester car le Panchen Lama est prisonnier du gouvernement chinois depuis 21 ans.

Partout dans le monde, les Tibétains et les gens de conscience n'ont pas perdu espoir en Gedhun Choekyi Nyima et continuent d'appeler à sa libération.

Free the Panchen Lama

After the Dalai Lama, the Panchen Lama is one of the highest Tibetan spiritual leaders. In 1995 Chinese officials kidnapped him at the young age of 6. More than two decades later, Tibetans continue to...

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La pensée de la semaine.

Les possessions de ce monde ne durent pas plus que les nuages qui apparaissent un instant dans le ciel et s'évanouissent l'instant d'après. Même si les hommes s'y consacrent en prétendant qu'elles sont nécessaires à leurs survie, l'existence ne dure pas plus qu'un éclair [...]

KANGYUR RINPOCHE (1897-1975) 
Le Trésor de précieuses qualités, p. 402-408.

 

La pensée de la semaine - Matthieu Ricard

Les possessions de ce monde ne durent pas plus que les nuages qui apparaissent un instant dans le ciel et s'évanouissent l'instant d'après. Même si les hommes s'y consacrent en prétendant qu'elles sont nécessaires à leurs survie, l'existence ne dure pas plus qu'un éclair [...]

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03 avril 2018

Extrait ...

Accusation de discrimination entre Han et Tibétain dans le droit pénal.

Selon Jampa Monlam, directeur adjoint du Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, les détenus tibétains n'ont pas le droit de prendre un avocat, au contraire des détenus chinois, ce qui constitue selon lui une mesure discriminatoire. Arrêté pour avoir pris part à des manifestations à Lhassa en 1987 et à deux autres reprises, il affirme avoir été emprisonné pendant 5 ans et 6 mois et avoir été torturé.

Selon le Dr Subramanya Nagarajarao, directeur de l'Indian Research Institute à Mysore, bien que le gouvernement chinois nie l’existence d’une quelconque discrimination envers les Tibétains et prétend qu'ils sont traités de façon plus libérale que les Chinois, nombre d'exemples documentés indiquent le contraire.

La torture.

En 2004, le Dr Subramanya Nagarajarao écrit que les atrocités commises comportent des violations physiques et sexuelles, l'usage de chiens pour attaquer les prisonniers, l'usage de bâtons électriques sur le corps, l'insertion d’aiguillon électrique à bétail dans leurs organes génitaux, des brûlures de cigarettes sur le corps et plus macabre, l'extraction forcé de sang des prisonniers.

En 2007, des enfants tibétains ont été arrêtés pour avoir écrit des slogans en faveur de l'indépendance du Tibet. Détenus dans la province du Gansu, Amnesty International indique qu'ils sont menacés de mauvais traitements et de tortures, un des enfants présentant des blessures à la tête fut hospitalisé.

Témoignage de Sonam Dorje, prison de Drapchi, Lhassa 1993-2005.

Sonam Dorje a été emprisonné à la prison de Drapchi à Lhassa, puis à celle de Chusul entre 1993 et 2005 pour avoir participé à une manifestation en avril 1992. Il décrit les mauvais traitements et les tortures qu'il subit dans une interview au service tibétain de Radio Free Asia:

«L’emploi de la torture et la mise en cellule d’isolement étaient habituels dans la prison. L’état de santé de la plupart des prisonniers se détériore rapidement à cause des séances de torture et de l’alimentation réduite », « Après les interrogatoires, nous étions ramenés dans nos cellules où nous étions de nouveau torturés. Ils liaient régulièrement nos mains et nos jambes et alors ils nous battaient avec une matraque électrique. La plupart du temps, ils nous battaient à l’aide de pinces en fer. Après ces tortures physiques et nos douleurs psychologiques, nous ne pouvions plus marcher ».

Arrestation et décès d'une nonne tibétaine en 2009.

Une none de Kardze, a été sévèrement battue lors de son arrestation le 24 mars 2009 lors d’une manifestation pacifique. Elle est décédée le 7 décembre 2009 à l’hôpital de Chengdu, et les associations de droits de l’homme des Tibétains en exil pensent qu’elle a succombé à des tortures en prison.

Le cas de Gedhun Choekyi Nyima

Xème et XIème Panchen Lama, gouache du peintre Claude-Max Lochu

Gendhun Choekyi Nyima : Désigné 11e réincarnation du panchen-lama par le 14edalaï-lama le 14 mai 1995, il disparaissait trois jours plus tard, enlevé et retenu prisonnier par le gouvernement chinois. Il n'a jamais été revu depuis. Les autorités chinoises démentent qu'il soit prisonnier politique. Il mène, selon elles, une scolarité et une vie normales, mais sa localisation est tenue secrète pour des raisons de sécurité. Selon Amnesty International, il a été enlevé par les autorités chinoises le 17 mai 1995, il a disparu depuis cette date, et se trouve toujours en détention selon Human Rights Watch.

En mars 2010, Padma Choling, président tibétain du gouvernement régional du Tibet, a indiqué que le garçon vivait maintenant comme citoyen ordinaire du Tibet. « Ses frères et sœurs cadets vont à l'université ou ont déjà commencé à travailler », a-t-il indiqué. « Ce garçon est une victime. Lui et sa famille ne veulent pas être dérangés et souhaitent mener une vie ordinaire »

 

Prison au Tibet - Wikipédia

Selon un texte officiel du gouvernement chinois intitulé Cent questions et réponses (1988), il n'y avait qu'une seule prison et deux brigades de rééducation dans la Région autonome du Tibet.

https://fr.wikipedia.org

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Le bouddhisme et la science.

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Imprimerie de Dergé, au Tibet, où de précieux textes bouddhistes sont imprimés et conservés

On peut définir la science comme une investigation empirique et rigoureuse de la réalité, qui a pour but de découvrir et d’expliquer des phénomènes naturels et de prédire leur fonctionnement. Son domaine n’est pas seulement celui des phénomènes extérieurs, auxquels s’intéressent la physique et la biologie, mais aussi celui du fonctionnement de l’esprit qui relève de la psychologie et celui de la nature de l’expérience vécue qui relève de l’introspection, de la phénoménologie et de la compréhension de la nature de notre propre esprit. La science ne se prête donc ni aux croyances aveugles ni aux dogmes, pas plus qu’aux hypothèses invérifiables empiriquement.

Par conséquent, la plupart des religions qui reposent sur des dogmes, comme celui de la création de l’univers, sont invérifiables et ne sont donc pas du ressort de la science. C’est précisément cet aspect dogmatique qui a rendu difficile et épineux la plupart des dialogues entre science et religion.

Le cas du bouddhisme est quelque peu différent puisqu’il s’est donné, dès son origine, la mission de combler le fossé entre les apparences et la réalité, c’est-à-dire entre la façon dont nous percevons les choses et leur nature véritable. Nous avons tendance, par exemple, à percevoir certaines choses ou entités comme permanentes et douées d’existence intrinsèque, alors qu’elles sont en réalité impermanentes et interdépendantes, c’est-à-dire dénuées d’existence propre.

Du point de vue de l’histoire des sciences, avant le début de l’ère chrétienne, le bouddhisme avait déjà proposé une réfutation de l’existence de particules indivisibles beaucoup plus sophistiquée que la description d’atomes crochus proposée dans la Grèce antique par Leucippe et Démocrite. Vers le Ier siècle après J.-C., les philosophes bouddhistes ont écrit des traités sur la théorie de la perception, qui sont surprenants de modernisme. Par ailleurs, l’une des branches de la philosophie bouddhiste, appelée pramana, fondée sur un système de logique très élaborée, vise à établir une « connaissance valide » de la réalité.

En raison de ce passé intellectuel, le bouddhisme s’est trouvé d’emblée à l’aise dans les dialogues avec la science. Le principal point d’achoppement entre le bouddhisme et la science contemporaine reste l’investigation de la nature de la conscience, question complexe entre toutes. Selon le bouddhisme, la conscience est un fait premier qui n’est pas nécessairement lié au fonctionnement du cerveau, ce qui n’est évidemment pas l’opinion de la vaste majorité des neuroscientifiques.

Toutefois, le Dalaï-lama a souvent affirmé que si la science venait à contredire de manière irréfutable certaines propositions du bouddhisme, il faudrait sans aucun doute les abandonner. C’est ainsi que le Dalaï-lama a déclaré que la cosmologie bouddhiste traditionnelle (fondée elle-même sur la cosmologie hindoue en vigueur en Inde, il y a 2500 ans) était aujourd’hui désuète au vu des connaissances scientifiques actuelles. Pour prendre la mesure d’une telle affirmation, c’est comme si le Pape déclarait que l’idée de la création du monde en six jours devait être abandonnée.

Une telle ouverture d’esprit a ainsi permis un dialogue et une collaboration fructueuse entre la science et le bouddhisme depuis une trentaine d’années. En 1987, un organisme a été créé par le neuroscientifique Francisco Varela et l’avocat américain Adam Engle, afin de faciliter le dialogue entre le bouddhisme et la science et de permettre au Dalaï-lama de rencontrer certains des plus éminents scientifiques contemporains. C’est ainsi que fut créé l’Institut Mind and Life. Par la suite, cet Institut a élargi son objectif au dialogue entre les sciences contemplatives en général et les sciences modernes, incluant des méditants issus d’autres traditions religieuses. Au fil des années, l’Institut Mind and Life a organisé plus d’une trentaine de rencontres (qui durent entre 2 et 5 jours) entre des contemplatifs et les représentants les plus respectés de différentes disciplines, allant de la physique quantique, aux neurosciences, en passant par la psychologie, l’éducation, les sciences de l’environnement et l’économie solidaire. Plusieurs lauréats du prix Nobel ont participé à ces rencontres, parmi lesquels le prix Nobel de physique Steven Chu et le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman.

L’une de ces rencontres Mind and Life, organisée en 2003 avec le prestigieux M.I.T. de Boston, a réuni plus d’un millier de scientifiques. La dernière rencontre en date, organisée par la branche européenne de l’Institut Mind and Life, s’est tenue à Bruxelles en septembre 2016 sur le thème intitulé « Pouvoir et considération d’autrui » (Power and Care). Elle a réuni autour du Dalaï-lama d’éminents spécialistes parmi lesquels l’éthologue Frans de Waal, l’anthropologue Sarah Blaffer Hrdy, l’environnementaliste Johan Rockström, les économistes Dennis Snower et Paul Collier, la neuroscientifique Tania Singer, le rabbin Awraham Soetendorp, le frère dominicain Thierry Marie Courau, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Institut catholique de Paris, la musulmane canadienne Aala Murabi, l’activiste pacifiste Maori Pauline Tangiora et la lauréate du prix Nobel de la Paix Jody Williams.

La branche européenne de Mind and Life est présidée par Amy Cohen-Varela, la veuve de Francisco Varela. Parmi les membres du Conseil figurent les neuroscientifiques Wolf et Tania Singer, respectivement directeurs de recherche aux Instituts Max Planck de Francfort et de Leipzig. J’ai moi-même, jusqu’à récemment, fait partie du Conseil de l’Institut Mind and Life et de celui de Mind and Life Europe et j’ai participé à une vingtaine de ces rencontres.

 

Le bouddhisme et la science - Matthieu Ricard

En raison de ce passé intellectuel, le bouddhisme s'est trouvé d'emblée à l'aise dans les dialogues avec la science. Le principal point d'achoppement entre le bouddhisme et la science contemporaine reste l'investigation de la nature de la conscience, question complexe entre toutes.

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02 avril 2018

La pensée de la semaine.

Au début rien ne vient, au milieu rien ne reste, à la fin rien ne s'en va.

MILAREPA (1040-1123) 

Jetsun Milarepa (rje btsun mi la ras pa, 1040-1123), extrait des Cent Mille Chants (mi la'i mgur 'bum), édité par Tsang Nyön Heruka (gtsang smyon he ru ka, rus pa'i rgyan can, 1452-1507), Gangtok, Sherab Gyaltshen, 1983.

 

La pensée de la semaine - Matthieu Ricard

Au début rien ne vient, au milieu rien ne reste, à la fin rien ne s'en va.

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31 mars 2018

Drukmo Gyal : mantras tibétains à la halle aux grains.

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Drukmo Gyal a donné un concert, le mardi 6 février, de 200 h 30 à 22 h 30, dans la halle aux grains. Ce spectacle est organisé par l'association Norlha qui œuvre pour soutenir les populations himalayennes. «Nous travaillons en lien avec les structures Norlha de Suisse, d'Espagne et des Pays-Bas pour financer des projets de développement durable dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la nutrition et de l'égalité des genre auprès des populations himalayennes et népalaises», expliquent les organisateurs.

Sur scène, Drukmo Gyal, artiste d'origine tibétaine qui vit en Estonie, proposera des mantras tibétains sur fond d'anciennes mélodies. Un mantra est une formule condensée, formée d'une seule syllabe ou d'une série de syllabes, répétée sans cesse avec un certain rythme, dans un exercice de méditation ou à des fins religieuses.

Drukmo Gyal chantent les mantras sur d'anciennes mélodies. En 2010, elle est classée parmi les quarante meilleurs participants au concours national chinois de chant.

Drukmo Gyal vient du nord-est du Tibet, d'une famille de yogis tibétains dans laquelle mantra, yoga et méditation sont transmis au sein de la lignée familiale, ainsi que par le biais de la communauté de yogis du Tibet.

Cette présence de l'artiste à Lavaur est une histoire de rencontre. «J'ai croisé Michel Henry, qui habite près de Lavaur, lors d'un festival sur le Tibet en Italie. Nous sommes restés en contact. Je me suis beaucoup produit en Europe du Nord, en Russie, en Europe centrale, notamment à Prague, en République Tchèque, et en Italie…

Mais pas souvent en France. C'est encore quelque chose de nouveau pour moi» dit-elle. Ce sera sa troisième représentation donnée dans la cité du Jacquemart. Les concerts de l'artiste ne sont pas simplement une succession de chansons. «Il y a toujours une présentation du contexte, pour chaque chanson, chaque musique. Il y a de la musique folk tibétaine mais aussi de la musique spirituelle. C'est important pour moi de pouvoir les présenter aux spectateurs».

Un concert qui se termine par une invitation au dialogue. «J'invite les gens qui le veulent à se renseigner pour en savoir plus».

Drukmo Gyal : mantras tibétains à la halle aux grains

Drukmo Gyal donnera un concert, le mardi 6 février, de 200 h 30 à 22 h 30, dans la halle aux grains. Ce spectacle est organisé par l'association Norlha qui œuvre pour soutenir les populations himalayennes. "Nous travaillons en lien avec les...

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26 mars 2018

Pensée de la semaine - Matthieu Ricard

Tel un vieux parchemin qui s'enroule sur lui-même,
Les mauvais penchants tendent à revenir, et les nouvelles habitudes
Sont facilement détruites par les circonstances.
Vous ne trancherez pas l'illusion en un instant ;
Vous tous qui vous prenez pour de grands méditants, 
Consacrez-vous longtemps encore à la méditation ! 

Guialwa Yangonpa (rgyal ba yang dgon pa, 1213-1287), citation orale recueillie par l'auteur.

GYALWA YANGÖNPA (1213-1287)

 

MR1310

 

 

 

Accueil - Matthieu Ricard

Ancrée dans l'idéal de l'altruisme, Karuna-Shechen est une association humanitaire cofondée par Matthieu Ricard en 2000 qui agit en Inde, au Népal et au Tibet. Elle fournit aux communautés des services de santé, d'éducation ainsi qu'un accès à l'eau, l'électricité solaire et autres solutions durables visant à améliorer leurs moyens de subsistance.

http://www.matthieuricard.org

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24 mars 2018

Bouddhisme et individualisme.

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On a parfois taxé le bouddhisme d’individualisme et d’indifférence à l’égard du monde et des autres. C’est un reproche pour le moins paradoxal à l’égard d’une démarche dont l’un des fondements est la déconstruction de l’ego et dont l’un des principaux buts est d’engendrer une compassion inconditionnelle à l’égard de tous les êtres.

De tels préjugés procèdent d’un examen superficiel des notions de "renoncement" et de "non-attachement". En effet, il ne s’agit nullement de renoncer à ce qui est véritablement bon dans l’existence — ce qui serait absurde —, mais de se défaire de l’addiction que nous entretenons à l’égard des causes de la souffrance, parmi lesquelles figurent la malveillance, l’arrogance, la convoitise, la jalousie et autres états mentaux qui nuisent à autrui et à soi-même.

Quant au non-attachement, il n’a rien à voir avec l’indifférence. Il vise à se libérer des pulsions, fondées sur le sentiment exacerbé de l’importance de soi, qui nous poussent à instrumentaliser le monde et les autres, au travers d’une dynamique d’attraction et de répulsion.

Si l’on songe que le vœu du bodhisattva est d’atteindre l’Éveil afin d’acquérir la capacité de libérer tous les êtres de la souffrance, et si l’on prend connaissance des textes qui présentent l’amour altruiste et la compassion comme les principales sources de progrès vers cet Éveil, on voit mal d’où viendrait l’idée d’un enfermement narcissique sur soi-même. "Dans la bulle de l’ego, ça sent le renfermé," aime à dire mon ami le philosophe Alexandre Jollien. L’égoïsme est une voie sans issue pour celui qui aspire à devenir un meilleur être humain. Un texte bouddhiste dit aussi : "Ce qui n’est pas entrepris pour le bien d’autrui, ne mérite pas d’être accompli."

Le Dalaï-lama, en particulier, ne cesse de mettre l’accent sur l’importance vitale de l’altruisme et de la compassion, pour notre vie personnelle comme pour le bien de la société. Il y a quelques années, alors que je lui demandais conseil à la veille d’une retraite contemplative, il me dit : "Au début médite sur la compassion, au milieu médite sur la compassion, à la fin médite sur la compassion."

Ce sont de tels enseignements et le fait d’avoir eu la précieuse opportunité de les mettre en pratique, selon mes très modestes capacités, qui m’ont inspiré à cofonder avec Rabjam Rinpotché, l’abbé du monastère de Shéchèn au Népal, l’organisation humanitaire Karuna-Shechen qui bénéficie aujourd’hui plus de 300 000 personnes chaque année dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux en l’Inde, au Népal et au Tibet.

Bouddhisme et individualisme - Matthieu Ricard

On a parfois taxé le bouddhisme d'individualisme et d'indifférence à l'égard du monde et des autres. C'est un reproche pour le moins paradoxal à l'égard d'une démarche dont l'un des fondements est la déconstruction de l'ego et dont l'un des principaux buts est d'engendrer une compassion inconditionnelle à l'égard de tous les êtres.

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8 Mars 2018 : Journée internationale des droits des femmes.

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Ancrée dans l’idéal de l’altruisme, Karuna-Shechen est une association humanitaire que j'ai cofondée en 2000 et qui agit en Inde, au Népal et au Tibet. Elle fournit aux communautés des services de santé, d’éducation ainsi qu’un accès à l’eau, l’électricité solaire et autres solutions durables visant à améliorer leurs moyens de subsistance.

Il se trouve que pour bâtir un monde plus juste et altruiste, nous devons permettre à toutes les femmes d’actualiser pleinement leur potentiel et leurs capacités. Fournir aux villageoises un accès à l’éducation, la formation et à des opportunités économiques est au cœur de notre approche de la lutte contre la pauvreté.

Karuna-Shechen brise les tabous sur ce que les femmes rurales peuvent ou ne peuvent pas accomplir et fait ainsi évoluer les mentalités. Comme le souligne souvent le Dalaï Lama, nous avons plus que jamais besoin d’empathie, d’altruisme et de compassion : il est donc temps d’entrer dans « l’âge de la femme ».

Les femmes en effet jouent un rôle de premier plan dans la réduction de la pauvreté et des inégalités, mais aussi la création d’un monde plus juste et altruiste. Nos projets répondent aux besoins spécifiques des villageoises. Nous leur donnons les moyens d’atteindre leur plein potentiel et de devenir vecteur de changement au sein de leur communauté.

Nous améliorons les moyens de subsistance des villageoises en leur fournissant un accès à l’éducation, à la formation et à des opportunités professionnelles et entrepreneuriales.

En leur permettant de travailler dans des secteurs traditionnellement réservés aux hommes, beaucoup de nos stagiaires contribuent à dépasser les tabous. Elles s’élèvent ainsi au rang de membres à part entière de leur communauté et agissent comme modèles pour les jeunes filles de leur village.

Vous pouvez découvrir les actions de Karuna-Shechen en faveur des femmes  et nous soutenir.

8 Mars 2018 : Journée internationale des droits des femmes - Matthieu Ricard

Les femmes en effet jouent un rôle de premier plan dans la réduction de la pauvreté et des inégalités, mais aussi la création d'un monde plus juste et altruiste. Nos projets répondent aux besoins spécifiques des villageoises. Nous leur donnons les moyens d'atteindre leur plein potentiel et de devenir vecteur de changement au sein de leur communauté.

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Ce qu'est vraiment le bouddhisme

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Le bouddhisme est souvent servi à toutes les sauces — philosophie, religion, art de vivre, etc., d’une façon qui relève souvent de la caricature. On peut alors se demander quels sont les points essentiels qui définissent le bouddhisme selon le Bouddha lui-même et selon les maîtres qualifiés à qui l’on doit les commentaires qui font autorité sur le sens de ses enseignements.

1) Le bouddhisme a pour but principal de remédier à la souffrance sous toutes ses formes.


2) Pour cela, il est nécessaire d’identifier les causes de la souffrance à différents niveaux. Ces causes sont en premier lieu l’ignorance et les états mentaux afflictifs qui en découlent et conditionnent aussi bien les paroles que les actes.


3) On peut apaiser certains états mentaux afflictifs comme la haine, le désir, le manque de discernement, l’orgueil, la jalousie et bien d’autres encore en recourant à des antidotes : la bienveillance pour contrecarrer la haine, le non-attachement pour neutraliser le désir, la compréhension des lois de cause à effet pour remédier au manque de discernement, etc. Toutefois, ces antidotes sont impuissants à éradiquer la cause première de la souffrance : l’ignorance définie comme le fait de ne pas reconnaître la véritable nature ultime des phénomènes.


4) Le seul et unique remède à cette ignorance fondamentale est la compréhension de la « vérité absolue » ou « ultime » qui désigne le fait que les phénomènes apparaissent tout en étant vides d’existence propre. Ce faisant, le bouddhisme évite les deux extrêmes erronés du nihilisme et du matérialisme (ou réalisme naïf).


5) Tous les autres enseignements du Bouddha appartiennent à la vérité conventionnelle et visent à amener graduellement les êtres à l’expérience directe de la vérité ultime, laquelle dépasse les concepts et les mots, et constitue le seul et unique moyen à même d’éradiquer une fois pour toutes l’ignorance et la souffrance.


Ce dernier point a été explicité à l’occasion d’un cycle d’enseignements donnés en avril 2017 au Népal sur le Soutra du Cœur, ou L’Essence de la Connaissance transcendante par Dzongsar Khyentsé Rinpoché. Ce dernier rappela la distinction fondamentale entre les enseignements appartenant à la vérité conventionnelle, ou « expédiente » (saṃvṛti-satya) et les enseignements appartenant à la vérité ultime (paramārtha-satya). Il insista sur le fait que la vérité ultime était la seule qui exprimait véritablement la pensée du Bouddha et que tous les autres aspects de son enseignement n’étaient que des moyens habiles permettant d’amener le disciple à la compréhension de la vérité ultime, de même que l’on donne d’abord de la nourriture liquide à un nourrisson avant de l’alimenter avec de la nourriture solide.

C’est pourquoi, expliquait Dzongsar Khyentsé Rinpoché, lorsque le Bouddha enseignait la générosité, la discipline, la patience, la diligence, la méditation analytique, etc., ce n’était pas vraiment ce qu’il pensait ou ce qu’il voulait dire. Il est donc inutile de préciser que tous les aspects culturels et religieux du bouddhisme – rituels, prières, croyances, cérémonies, musiques et danses sacrées, monastères, etc. – relèvent de la vérité conventionnelle. C’est d’ailleurs pourquoi le XIVe Dalaï-Lama ne cesse d’encourager ceux qui viennent l’écouter à étudier les textes fondamentaux au lieu de s’attacher à de simples aspects culturels du bouddhisme. L’étude de ces textes, pour ceux qui prennent la peine de s’y livrer, permet aisément de dissiper les clichés qui courent encore sur le bouddhisme — nihilisme, individualisme, désintérêt des êtres, etc.

Sur un plan pratique, pour l’individu qui emprunte le chemin de l’Éveil, toutes les activités vertueuses accomplies avec le corps et la parole sont indispensables, mais elles n’ont d’autre but que faire passer l’esprit de l’égarement à la connaissance. Appréhendant la nature ultime de toute chose, cette connaissance libère des causes de la souffrance. Le bouddhisme offre donc un chemin vers l’Éveil, accompagné du désir de libérer tous les êtres de la souffrance, qui mène à la connaissance transcendante, exprimée ainsi par le Bouddha lorsqu’il atteint l’Éveil : « J’ai trouvé un dharma pareil à l’ambroisie, paisible, profond, lumineux, libre de concepts et incomposé. » De ce point de vue, le bouddhisme ne répond guère aux critères habituels qui définissent une religion.

Il y a d’innombrables textes et traités philosophiques qui expliquent en détail les quelques points mentionnés ci-dessus. En français, on pourra par exemple consulter Comprendre la vacuité*, qui présente deux commentaires du 9e chapitre de la Marche vers l’Éveil de Shantideva, entièrement consacré à la connaissance transcendante.

 

Ce qu'est vraiment le bouddhisme - Matthieu Ricard

4) Le seul et unique remède à cette ignorance fondamentale est la compréhension de la " vérité absolue " ou " ultime " qui désigne le fait que les phénomènes apparaissent tout en étant vides d'existence propre. Ce faisant, le bouddhisme évite les deux extrêmes erronés du nihilisme et du matérialisme (ou réalisme naïf).

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Shokjang (Druklo)

Tibet-Writer-Shokjang-2015

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