08 avril 2019

Pensée de la semaine.

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Lac de Turquoise de Yamdrok (4300m) au Tibet central. On n’en voit ici qu’une petite partie et il faut dit-on dix-huit jours pour en faire le tour à cheval. Dans le fond, on voit les pics altiers du Neudjin Khangsang. 1985

( Photo Matthieu Ricard )

*

À quoi bon en dire davantage ? 
Comparez seulement l'être puéril 
Qui agit dans son propre intérêt 
Et le sage qui œuvre au bien des autres ! [...] 

Bodhicaryavatara, La Marche vers l'Éveil, chap. 8, versets 129-130.

SHANTIDEVA (685-763)

Un demi-siècle dans l'Himalaya #39 - Matthieu Ricard

Lac de Turquoise de Yamdrok (4300m) au Tibet central. On n'en voit ici qu'une petite partie et il faut dit-on dix-huit jours pour en faire le tour à cheval. Dans le fond, on voit les pics altiers du Neudjin Khangsang. 1985

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07 février 2019

Pensée de la semaine ...

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Moines bouddhistes à Nalanda

 

Quand on enseigne qu'il faut réduire sa fascination pour les choses de cette vie, cela ne veut pas dire que l'on doit renoncer totalement à ces dernières, mais qu'il faut se garder de la tendance naturelle à passer de l'exaltation à la dépression au gré des hauts et des bas de l'existence, de sauter de joie dès que l'on réalise un gain, ou d'être prêt à se jeter par la fenêtre si l'on n'obtient pas ce que l'on veut à tout prix. Être moins préoccupé par les affaires de cette vie signifie garder un esprit vaste et stable face aux aléas de l'existence.

 

Enseignements oraux donnés à Schneverdingen en Allemagne, 1998. Traduction de l'auteur.

 

FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (b. 1936)

 

Accueil - Matthieu Ricard

Dès l'enfance, nous sommes entravés par les peurs, les préjugés et mille et un conditionnements qui nous empêchent d'être heureux. Se lancer dans l'aventure de la liberté intérieure, c'est défaire un à un tous ces barreaux, ceux que nous avons forgés nous-mêmes et ceux que la société de la performance, de la consommation et de la compétition nous impose.

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24 décembre 2017

LE BOUDDHISME ET LA VIOLENCE INJUSTIFIABLE - Par Matthieu Ricard, le 18 décembre 2017.

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Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

On ne peut qu’être atterré par les violences perpétrées par l’armée birmane à l’encontre des Rohingyas avec la bénédiction du clergé. L’armée nie les faits, mais quand 600 000 personnes fuient leurs habitations dans des conditions épouvantables, il est clair qu’elles sont terrifiées par ce qu’elles ont vécu. Ce nettoyage ethnique est d’autant plus choquant qu’il se passe dans un pays qui se dit bouddhiste et qui devrait donc pratiquer la non-violence. Le Dalaï-lama l’a maintes fois répété : « Dans le bouddhisme, il n’y a aucune justification à la violence dans quelque but que ce soit. » Récemment, il a aussi déclaré au sujet de la Birmanie : « Dans de telles circonstances, le Bouddha serait certainement venu en aide à ces pauvres musulmans. » Il a aussi exhorté Aung San Suu Kyi à trouver une solution pacifique à la crise des Rohingyas : « Je vous appelle, vous et vos collègues, dit-il dans une lettre, à tendre la main à toutes les composantes de la société pour tenter de rétablir entre elles des relations pacifiques dans un esprit de paix et de réconciliation. »

Le bouddhisme est clair dans sa condamnation de la violence. On ne peut trouver dans ses textes fondateurs une phrase qui puisse être interprétée comme un encouragement à faire du mal aux autres. Le bouddhisme ne fait d’ailleurs pas de différence entre tuer en temps de paix et tuer en temps de guerre. Il n’y a donc ni guerre sainte ni guerre juste. Le bouddhisme n’applique bien sûr pas non plus la loi du talion et réprouve toute forme de vengeance, qu’elle soit personnelle ou légale (comme la peine de mort.) Il n’encourage même pas le prosélytisme. Le Dalaï-lama dit souvent qu’il ne vient pas en Occident pour faire un ou deux bouddhistes de plus, mais pour partager son expérience humaine. Le bouddhisme n’a donc pas vocation à convertir les non-bouddhistes, même pacifiquement, à plus forte raison par la force.

Quand un bouddhiste s’en remet aux « Trois Joyaux » ‒ le Bouddha, le Dharma (son enseignement) et la Sangha (la communauté des pratiquants) ‒, il prend en même temps l’engagement de renoncer à « tout acte nuisible aux autres. » Les généraux birmans bouddhistes persécutent des musulmans, mais leurs actes sont en contradiction flagrante avec les enseignements du Bouddha.

À propos des atrocités commises en Birmanie, on a parlé de « moines tueurs », ce qui est une contradiction dans les termes : dès l’instant où un moine tue un être humain ou ne fait même qu’inciter quelqu’un d’autre à le tuer, il est immédiatement déchu de ses vœux monastiques. Wirathu et ses comparses ne sont donc au plus que des ex-moines qui ne devraient plus porter la robe safran. De plus, le fait qu’ils traitent les Rohingyas de « vermines » et de « pestes » n’est pas sans rappeler de sinistres souvenirs. Ce type de langage qui vise à déshumaniser certains groupes humains jugés indésirables a été systématiquement utilisé dans les persécutions et les massacres de masse au cours de l’histoire.

On peut se demander pourquoi Aung San Suu Kyi n’a fait jusqu’ici que des déclarations mitigées, du genre : « Le gouvernement doit prendre soin de tous ceux qui sont dans notre pays, qu’ils soient ou non citoyens, » déclarations qui n’ont en rien freiné les persécutions. Il faut dire à sa décharge que la situation est plus complexe qu’on ne le pense dans la province de l’Arakan. Dans les années 1950, une cinquantaine de milliers de paysans bengalis musulmans étaient venus s’y installer en quittant ce qui est devenu aujourd’hui le Bangladesh pour des terres moins peuplées. Ils se sont souvent approprié des terrains agricoles, ont épousé de force des femmes arakanaises et commis leur lot d’atrocités. Avant le récent exode, cette population musulmane avait atteint un million d’habitants, au sein d’une population arakanaise de 3,1 millions. Selon Jacques Leider, membre de l’École Française d’Extrême Orient, « la population musulmane n’a jamais visé l’intégration dans la société arakanaise, elle a plutôt voulu défendre son caractère distinct. La tension n’a jamais diminué, car les musulmans et les bouddhistes sont restés divisés à la fois sur le plan culturel et politique. » Pendant des années, la junte militaire birmane a persécuté les Rohingyas mais aussi les autres minorités d’origine non-birmane, les Karen et les Mong en particulier.

D’autre part, Aung San Suu Kyi vient juste d’accéder à un certain pouvoir, mais les généraux sont restés très puissants, se réservant d’office des postes clés dans les ministères comme au parlement. Si elle souhaite continuer à conduire son pays sur la voie de la démocratie, elle ne peut se permettre d’aliéner ni les généraux ni l’opinion publique qui n’a jamais accepté ce qu’elle considère comme une immigration illégale de populations bengalies.

Pourtant il est clair qu’en agissant comme elle le fait, elle sacrifie non seulement les valeurs bouddhistes, mais aussi le courage, l’intégrité et les valeurs morales qui lui ont valu le Prix Nobel de la paix. Sans parler de simples valeurs humaines. Que l’on soit bouddhiste, hindou, chrétien, musulman, athée ou autre, l’objectif de chacun devrait être de vivre en paix avec les autres. Et cela passe par la bonté et la réconciliation, pas par la haine et la répression.

Cet article a été initialement publié sur le site du Figaro le 30 novembre 2017.

 

Le bouddhisme et la violence injustifiable - Matthieu Ricard

Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro On ne peut qu'être atterré par les violences perpétrées par l'armée birmane à l'encontre des Rohingyas avec la bénédiction du clergé. L'armée nie les faits, mais quand 600 000 personnes fuient leurs habitations dans des conditions épouvantables, il est clair qu'elles sont terrifiées par ce qu'elles ont vécu.

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TRANSMETTRE - Par Matthieu Ricard, le 11 décembre 2017.

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La transmission est au cœur de notre existence. Elle se vit dans l’accueil d’un nouveau-né, dans les paroles de sagesse d’un aîné, à l’école, au travail, dans l’amitié, dans les rituels collectifs, laïcs ou religieux. Pourtant, bien souvent, nous n’avons pas conscience de l’importance de ce lien. Qu’avons-nous reçu en héritage ? Que souhaitons-nous transmettre ? À qui, et comment ? Avons-nous des modèles de vie propres à nous inspirer?

L’enseignement — la transmission volontaire, organisée, des connaissances — est essentiellement un comportement altruiste qui consiste à offrir aux autres des informations, des connaissances et des valeurs utiles. La transmission et l’évolution culturelle humaines sont cumulatives. Chaque génération dispose au départ des connaissances et des acquis technologiques des générations précédentes. Il faut aussi tenir compte du fait que les idées et les valeurs culturelles ne sont pas transmises intactes mais subissent le plus souvent des altérations au fil des générations.

Les Rencontres Émergences, qui vont bientôt rentrer dans leur 10ème année, rassemblent chaque automne à Bruxelles pendant un jour et demi plus de 2000 participants venus rencontrer et écouter des penseurs, des thérapeutes, des scientifiques, des personnes engagées au service d’autrui, des grands témoins ayant eu des parcours de vie émouvants ou édifiants, ainsi que d’éminents artistes, comme la grande pianiste Maria João Pires, qui ponctuent les interventions des uns et des autres de moments musicaux sublimes.

Les Rencontres Émergences ont été fondées par Ilios Kotsou et Caroline Lesire, qui sont chaque année secondés d’une équipe de volontaires éminemment sympathiques. J’ai personnellement participé à un nombre incalculable de rencontres et de symposiums, mais ce qui rend les Rencontres Émergences uniques à mes yeux, c’est l’atmosphère chaleureuse et conviviale qui règne tout au long de ces journées animées par Ilios, qui nous régale de ses introductions toujours surprenantes, d’histoires et de contes dont il a le talent. Christophe André et moi-même avons eu la joie de participer à toutes les éditions d’Émergences et en revenons à chaque fois très inspirés. À trois reprises, ces rencontres ont été suivies d’un livre, coordonné par Ilios Kotsou et Caroline Lesire. Le premier Psychologie positive : le bonheur dans tous ses états, avec Christophe André, Thomas D’Ansembourg, Isabelle Filliozat, Eric Lambin, Jacques Lecomte, et moi-même ; le second Se changer, changer le monde, avec Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi et moi-même. Le troisième ouvrage, Transmettre, issu des Rencontres de 2016, vient de paraître.

Caroline Lesire, Ilios Kotsou et Christophe André élucident les différentes facettes de la transmission, mettant en lumière le fait que, bien souvent, nous transmettons à notre insu, par nos émotions et nos comportements. « Nous transmettons ce que nous savons, mais surtout, nous transmettons ce que nous sommes » explique Christophe André.

Deux pédagogues hors pair, Céline Alvarez et Catherine Guegen, nous rappellent que l’éducation ne consiste pas à remplir un vase mais à allumer une flamme et nous montrent comme mettre en place les conditions qui permettent aux aptitudes naturelles de l’enfant de s’épanouir, tout en soulignant l’importance de la bienveillance dans l’éducation. Frédéric Lenoir revient sur sa trajectoire personnelle et sur les transmissions qui l’ont construit. J’ai moi-même témoigné de la valeur cruciale de la transmission reçue de mes maîtres spirituels qui inspirent chaque instant de mon existence. Frédéric Lopez évoque quant à lui ce que les peuples du bout du monde lui ont appris. Caroline Lesire, Ilios Kotsou et Christophe André clôturent cet ouvrage sur l’importance d’une transmission solidaire et durable. Un cahier pratique offre de surcroît des outils et des références pour être ou devenir un messager auprès de ceux qui nous entourent et nous mettre, de notre mieux, au service de la société.

Transmettre, Céline Alvarez, Christophe André, Catherine Guegen, Ilios Kotsou, Frédéric Lenoir, Caroline Lesire, Frédéric Lopez et Matthieu Ricard, Éditions L’Iconoclaste. 284 pages.

Transmettre - Matthieu Ricard

Deux pédagogues hors pair, Céline Alvarez et Catherine Guegen, nous rappellent que l'éducation ne consiste pas à remplir un vase mais à allumer une flamme et nous montrent comme mettre en place les conditions qui permettent aux aptitudes naturelles de l'enfant de s'épanouir, tout en soulignant l'importance de la bienveillance dans l'éducation.

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SUR LA CONSCIENCE - Par Matthieu Ricard, le 28 novembre 2017.

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 Le bouddhisme considère qu’il existe six, sept, voire huit aspects de la conscience. Le premier est la conscience de base, qui a une connaissance globale, générale, du monde et qui sait que j’existe. Puis, il y a cinq aspects de la conscience associés aux cinq expériences sensorielles : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Le septième niveau est la conscience mentale qui assigne des concepts abstraits aux six premiers aspects. La philosophie bouddhiste considère parfois une huitième instance de la conscience liée aux états mentaux conflictuels qui altèrent la réalité (tels la haine, la cupidité, etc.). Ces huit aspects de la conscience sont sous-tendus par ce que l’on appelle le continuum lumineux de la conscience fondamentale.

Selon le bouddhisme, la dualité matière-conscience, ou encore le prétendu problème corps-esprit, est un faux débat, étant donné qu’aucun des deux n’est doté d’une existence indépendante et intrinsèque. La nature fondamentale des phénomènes transcende les notions de sujet et d’objet, de temps et d’espace. Or, quand le monde des phénomènes se manifeste à partir de la nature primordiale, nous perdons de vue l’unité première de la conscience et du monde, et nous introduisons une fausse distinction. Le clivage entre le soi et le non-soi s’instaure, et le monde de l’ignorance, ou samsara, advient. La naissance du samsara ne s’est pas produite à un moment donné dans le temps. Le samsara est, à chaque instant et à chacune de nos pensées, le reflet de la réification du monde opérée par l’ignorance.

La conception bouddhiste diffère donc radicalement du dualisme cartésien, qui postule, d’une part, l’existence d’une réalité matérielle, solide et réellement existante et, d’autre part, une conscience totalement immatérielle qui ne peut pas entretenir de lien véritable avec la matière. L’analyse bouddhiste des phénomènes reconnaît l’absence de réalité intrinsèque de tous les phénomènes. Qu’ils soient animés ou inanimés, ils sont tout autant dénués d’existence autonome et ultime. Il n’existe donc qu’une simple distinction d’ordre conventionnel entre la matière et la conscience.

Étant donné que le bouddhisme réfute la réalité ultime des phénomènes, il réfute également l’idée que la conscience est une entité indépendante, dotée d’une existence inhérente. Ce niveau fondamental de la conscience et le monde des phénomènes apparents sont liés par l’interdépendance, tous deux constituant le monde dont nous faisons l’expérience. Le dualisme est absent du concept d’interdépendance ; il postule une séparation nette entre l’esprit et la matière. Le bouddhisme affirme que la vacuité est la forme et que la forme est la vacuité. Par conséquent, la dichotomie entre monde « matériel » et « immatériel » n’a pas de sens.

En d’autres termes, le bouddhisme affirme que la distinction entre le monde intérieur de la pensée et la réalité physique extérieure n’est qu’une simple illusion. Il n’y a qu’une seule réalité, ou plus exactement, il n’y a qu’une seule absence de réalité intrinsèque ! Le bouddhisme n’adopte pas pour autant un point de vue purement idéaliste, pas plus qu’il ne prétend que le monde extérieur est une construction de la conscience. Il insiste sur le fait qu’en l’absence de conscience, il est impossible d’affirmer que le monde existe, parce qu’une telle affirmation implique la présence d’une conscience.

Cette conception de la conscience et du monde phénoménal peut paraître déroutante, mais elle s’apparente à la réponse que donnent certains astrophysiciens quand on leur demande ce qu’il y avait avant le Big Bang. Ils répondent que cette question n’a pas de sens parce que le temps et l’espace ont commencé avec le Big Bang. De même, tout ce que l’on peut dire sur le monde, le cerveau et la conscience elle-même est indissociable de la conscience. Tout présuppose la conscience, même une question telle que : « Un monde totalement privé de vie et d’êtres sensibles pourrait-il exister de lui-même ? », ainsi que toutes les réponses que l’on pourrait formuler. Il serait bien sûr absurde de nier l’existence de mondes inanimés, puisque la plupart des planètes sont des planètes mortes. Néanmoins, sans conscience, il n’y a ni question ni réponse, ni concept ni « monde » en tant qu’objet de l’expérience.

Extrait de : Cerveau et méditation - Dialogue entre le bouddhisme et les neurosciences , de Matthieu Ricard et Wolf Singer. Éditions Allary - 2017

 



Cette conception de la conscience et du monde phénoménal peut paraître déroutante, mais elle s'apparente à la réponse que donnent certains astrophysiciens quand on leur demande ce qu'il y avait avant le Big Bang. Ils répondent que cette question n'a pas de sens parce que le temps et l'espace ont commencé avec le Big Bang.

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03 juin 2017

Sabine Weiss

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30 avril 2017

3 minutes à méditer - Matthieu Ricard

Les bienfaits de la méditation, plus précisément de l'" entraînement de l'esprit ", ont été abondamment étudiés par les psychologues et les spécialistes des neurosciences. La méditation est une façon de nous familiariser avec notre propre esprit, d'affiner notre intelligence émotionnelle et d'affermir notre résilience.

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